Depuis 30 ans, le père Pedro aide les plus pauvres de Madagascar

Jacques Deveaux

C'est la vision des enfants dans la décharge d’Antananarivo, se disputant la nourriture parmi les chiens et les cochons, qui a provoqué un choc chez le père Pedro. Nous sommes en 1989, voilà treize ans que le prêtre argentin partage la vie des paysans pauvres de Madagascar. Le travail dans les rizières, la maladie et la mort. Il faut croire que le prêtre n’avait pas vu le pire : les exclus de la société.

Pedro Pablo Opeka commence alors une nouvelle mission. Il doit sortir ces femmes, ces enfants et ces hommes de cette extrême misère. 70 familles acceptent de quitter la décharge pour fonder un village à 60 km de la ville. Ce sera Antolojanahary. "Nous pensions que le travail et la campagne pouvaient les guérir et les faire échapper au cercle de désespérance, de mendicité, de délinquance et de criminalité auquel elles semblaient vouées", explique le site de la fondation.


Reportage AFP TV

Cinq autres villages vont suivre. Le principe est toujours le même : "Aider sans assister". Les familles construisent la maison dans laquelle elles vont vivre. Des maisons en bois au départ, puis en pierres. Le village est un lieu de travail pour les adultes et d’enseignement pour les enfants. Rien ne manque, pas même un dispensaire. Des quartiers pimpants et colorés.

Au départ, une carrière

Le travail se trouve sur la colline voisine de la décharge. Les hommes y ont creusé une carrière pour alimenter la (...)

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