Départementales : les chiffres définitifs confirment la vague bleue

La victoire de la droite est assez large. Selon les chiffres officiels, communiqués par le ministère de l'Intérieur, l'UMP-UDI-UC-MoDem ont obtenu 29,4% des suffrages.

 

Belle performance pour le FN

Suit le Front National qui obtient 25,72% des voix. C'est donc mieux qu'aux élections européennes de mai dernier où le FN avait atteint 24,85% des suffrages et terminé en tête.

 

 

Pour le PS, c'est mieux que prévu

Le PS et ses alliés résistent mieux qu'annoncé avec 21,85% au total. A noter l’effondrement des Verts qui obtiennent seulement 2,05% des voix. Le Front de gauche recueille de son côté 6,81% des suffrages.

 

La gauche largement devancée

La droite largement en tête

A 50,17%, la participation a été supérieure à celle des cantonales de 2011 (44,40%).

Un "basculement massif" à droite ?

A l'annonce des premiers résultats, le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, a évoqué une aspiration des Français à un changement clair. Selon lui, les conditions d'un "basculement massif" à droite sont "réunies" "dans un grand nombre de départements". Pour le second tour, "il n'y aura aucun accord local ou national avec les dirigeants du FN", a-t-il ajouté.

 Le Front National satisfait de sa deuxième place

Le Front national n’aura donc pas remporté ce premier tour, mais sa présidente Marine Le Pen a préféré voir les choses du bon côté dimanche soir : "le FN réussit l'exploit de dépasser son score des européennes", dit-elle, qualifiant ces résultats provisoires de "plus belle des réponses au système" qui a alimenté de la "haine" contre le FN. Ces élections doivent permettre de "renvoyer chez eux ceux qui ont mis la France à genoux", a-t-elle conclu.

Le Parti socialiste fait amende honorable

Le premier ministre Manuel Valls qui avait fait campagne ces derniers jours contre la formation d’extrême droite en appelle à nouveau à "tous les républicains" pour le second tour. Ce soir, "l'extrême droite n'est pas la première formation politique de France", a-t-il déclaré, parlant également d'un "score honorable pour la majorité".

L’insatisfaction à l’égard de l’exécutif a tout de même constitué une motivation de vote pour près de 4 personnes sur 10, selon un sondage Harris interactive...

 

L'insatisfaction des électeurs

Une participation en hausse

Le Premier ministre s’est également réjoui que les Français aient voté "plus que prévu". A 20h, la participation était en effet estimée à 50,5 % par l'institut Harris Interactive, soit 6 points de plus que lors du précédent scrutin, les cantonales de 2011. La crainte d'une abstention record ne s'est donc pas réalisée ce dimanche 22 mars.

Les électeurs qui ont décidé de ne pas se déplacer évoquent le manque de confiance envers les responsables politiques comme première raison de leur abstention, selon un sondage Harris interactive :

 

Raisons abstention

 

Quelques personnalités élues dès le premier tour

Eric Ciotti ou Henri Emmanuelli ont été élus, plutôt confortablement, dès le premier tour.

 

Un scrutin inédit

Ces élections départementales sont les premières à porter ce nom. Elles remplacent les élections cantonales dont la dernière édition avait eu lieu en 2011, à la faveur de la gauche qui avait remporté 61 départements. A partir de cette année, deux conseillers départementaux –un homme et une femme- sont élus pour six ans dans chaque canton au scrutin binominal à deux tours.

Pour être élu au premier tour, le binôme devait recueillir à la fois la majorité absolue, c'est-à-dire 50% des suffrages exprimés plus une voix, et un nombre de suffrages égal à au moins 25% des électeurs inscrits. A défaut, les binômes ayant obtenu un nombre de voix au moins égal à 12,5% des électeurs inscrits seront départagés lors du second tour qui aura lieu le dimanche 29 mars.