Une dent de poisson bouleverse l’histoire du feu et de l’humanité

© Carolyn Kaster/AP/SIPA

Une équipe internationale de chercheurs de l’université hébraïque de Jérusalem, de l’université de Tel Aviv et du Musée d’histoire naturelle de Londres a mis au jour sur le site de Gesher Benot Ya’aqov, dans la vallée de la Houla, des traces de cuisson d’aliments remontant à plus de 780 000 ans !

À lire aussi Dans les archives de Match - Quand Yves Coppens éclairait notre préhistoire

Or, les scientifiques admettaient jusqu’à présent que l’utilisation du feu pour la préparation de la nourriture datait d’environ 170 000 ans. Soit une différence de 610 000 années... Il s’agit donc d’une découverte qui, si elle est confirmée, remet en cause une étape décisive de l'histoire de l’humanité.

Ces dents recelaient une surprise

Pourtant, c’est à partir d’un détail infime que les chercheurs sont arrivés à cette conclusion. En fouillant sur différents niveaux à l’emplacement de l’ancien lac de Houla, asséché en 1950 pour lutter contre les moustiques et la malaria, les archéologues ont collectés des «dents pharyngiennes» -les dents utilisées pour broyer des coquillages- provenant d’énormes carpes de près de deux mètres, aujourd’hui disparues.

«Ces dents présentaient des signes évidents d’usure », écrivent les scientifiques dans un article publié par la revue Nature, «mais elles recelaient aussi une surprise : les cristaux dans l'émail montraient des signes de brûlure à des températures variables, d'une manière qui ne correspondait pas à un incendie spontané ou accidentel....


Lire la suite sur ParisMatch