Affaire Denis Baupin : le parquet requiert la relaxe des médias et des femmes qui accusaient l'ancien député écologiste

franceinfo avec AFP
Le parquet a salué "le courage" des accusatrices de Denis Baupin. Au fil des débats, le procès de la presse s'est mué en charge contre l'ancien vice-président de l'Assemblée nationale, accusé d'"agression sexuelle" et de "harcèlement".

"Aucun élément dans cette audience ne permet de remettre en cause la sincérité des témoignages." Le parquet a requis, vendredi 8 février, la relaxe des médias poursuivis en diffamation au côté de celles qui ont accusé Denis Baupin, l'ex-député écologiste, d'agression sexuelle ou de harcèlement. "Je commence par saluer le courage de ceux qui se sont présentés à votre barre", a déclaré la procureure Florence Gilbert, pour mieux remarquer "l'absence" du plaignant. La magistrate a qualifié l'enquête de Mediapart et de France Inter de "sérieuse".

Au fil des débats, le procès de la presse s'est mué en charge contre l'ancien vice-président de l'Assemblée nationale. Huit femmes ont raconté des "SMS salaces", des "gestes déplacés" et des "agressions" : "les deux mains sur les seins", le "pied coincé dans la porte", "une caresse très douce ressentie comme une grande violence".

La "fin de l'omerta"

L'audience a été le théâtre d'une douloureuse introspection au sein d'un parti revendiquant ses combats pour le féminisme et la parité. Un affrontement entre la génération des pionniers comme Dominique Voynet qui n'ont "rien vu" et affirment qu'ils n'auraient "jamais couvert" des agressions, et la jeune garde qui a regretté la "complaisance avec la violence". Ce parti où "on savait tous et on savait presque tout", selon les mots de Stéphane Sitbon Gomez, l'ancien bras-droit (...)

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