Démence : la viande transformée augmenterait les risques, selon une nouvelle étude

Ingrid Bernard
·2 min de lecture
personne âgée

Selon une étude britannique publiée dans l’American Journal of Clinical Nutrition, la consommation de viande transformée augmenterait le risque de démence. Explications.

Les spécialistes ne le répèteront jamais assez, le contenu de l'assiette a une incidence sur la santé. De nombreuses études se sont déjà intéressées aux aliments transformés. Un lien a, d’ailleurs été établi par les chercheurs, entre le cancer et la (sur)consommation de viande transformée. Mais cette dernière engendrerait un autre risque, celui de la démence. C’est en tout cas ce qu’avance une nouvelle étude menée par l’Université de Leeds.

Pour parvenir à ces conclusions, les auteurs de l'étude ont analysé, pendant huit ans, des données de la UK Biobank, une base de données biomédicale contenant des informations détaillées sur la génétique et la santé de près de 500 000 personnes âgées de 40 à 69 ans. Au cours de cette période, 2 896 cas de démence ont été diagnostiqués. Parmi les populations les plus touchées, les personnes âgées, les personnes défavorisées, celles qui fumaient et celles qui pratiquaient le moins d’activité physique.

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Les chercheurs estiment que la consommation d’une portion de 25 grammes de viande transformée serait associée à un risque accru de 44% de démence. Parmi ceux qui ont développé la démence, la viande transformée était associée à un risque accru de 52% d’avoir la maladie d’Alzheimer.

La viande non transformée, bonne pour la santé

La consommation de viande non transformée comme le bœuf, le porc ou le veau serait, en revanche, bonne pour la santé. Les chercheurs indiquent qu’une portion de 50 g par jour réduirait le risque de démence de 19% par rapport aux personnes consommant de la viande une fois par semaine. "Tout ce que nous pouvons faire pour explorer les facteurs de risque potentiels de démence peut nous aider à réduire les taux de cette maladie invalidante", estime Janet Cade, la professeure qui a supervisé l’étude.

Les résultats doivent, toutefois, être interprétés avec précaution. En effet, un grand nombre de facteurs peuvent augmenter le risque de démence. Tous n’ont pas pu être pris en compte dans cette étude. Des recherches complémentaires doivent donc être menées pour établir un réel lien de cause à effet entre la consommation de viande transformée et le risque de démence.

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