"Je me demande s'il n'y a pas un problème avec mon copain" : un tchat pour libérer la parole et aider les moins de 25 ans victimes de violences conjugales

Gaële Joly
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"C'est une jeune femme de 19 ans qui nous écrit sur le tchat et qui nous dit que son copain change souvent de comportement avec elle. Elle voudrait savoir si c'est normal ou pas", explique Kamar Gharbi, de l'association En avant toutes. Les violences conjugales toucheraient 20% des couples de moins de 25 ans. C'est donc pour venir en aide à ces jeunes femmes que cette association a créé un espace d'échange qui leur est spécifiquement dédié.

Les questionnements et les doutes exprimés sur la plateforme révèlent souvent des situations d’humiliation, de pression psychologique, voire même de viol, sans que les victimes en ait forcément toujours conscience. C’est toute la difficulté du phénomène. "Sur le tchat commentonsaime.fr, la majorité des personnes qui viennent ont moins de 24 ans. Donc nous on voit que c'est un phénomène qui est extrêmement répandu", explique Louise Delavier, cofondatrice de l’association. "Pour autant, ces jeunes femmes, quand elle viennent sur le tchat, ne disent pas qu'elles ont été victimes de violences psychologiques ou de violences sexuelles. Elles nous disent : 'Je me demande s'il n'y a pas un problème avec mon copain'", poursuit-elle.

"On ne nous a pas appris des choses basiques, comme le consentement"

Myriam a été victime de violences conjugales. Elle témoigne aujourd'hui de cette relation toxique. Elle avait 16 ans, lui en avait 19. Mais elle n’a pas compris tout de suite ce qu'il se passait. "C'était sexuellement que la relation a été la plus (...)

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