Delfraissy alerte sur l'accélération de la 5e vague en France

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Jean-Francois Delfraissy le 13 mars 2020. (Photo: POOL New via Reuters)
Jean-Francois Delfraissy le 13 mars 2020. (Photo: POOL New via Reuters)

COVID-19 - “La cinquième vague est là depuis, probablement, la mi-octobre.” Voici le constat de Jean-François Delfraissy ce mercredi 17 novembre sur France Inter. Et le président du Conseil scientifique alerte: “Il y a une accélération de la 5e vague et on va la voir dans les semaines qui viennent.”

Près de 20.000 nouvelles contaminations au Covid-19 ont été enregistrées dans les dernières 24 heures, pour une moyenne de 11.215 cas sur les sept derniers jours, selon les chiffres publié mardi par Santé publique France. La dernière fois que ce chiffre avait dépassé les 19.000 nouveaux cas quotidiens remonte à la fin août.

Comment expliquer cette nouvelle accélération de la circulation du virus? “On est dans la phase d’hiver où le virus circule plus, où l’on est plus à l’intérieur. Les deux différences par rapport à il y a un an, c’est le vaccin et le variant Delta, qui est beaucoup plus transmissible”, analyse-t-il.

Toutefois, il se veut optimiste. “Nous avons probablement la capacité de faire face à cette cinquième vague, à condition que nous utilisions tous les outils. Vacciner ceux qui ne le sont pas, la troisième dose, les gestes barrières et l’application du pass sanitaire.”

Une 5e vague au moins jusqu’à janvier

Le ministre de la Santé a également mis en garde ce mercredi dans une interview à 20 Minutessur le risque de cette cinquième vague qui pourrait durer au moins jusqu’à janvier et engendrer jusqu’à 1000 hospitalisations par jour. “Pour le moment, les hospitalisations restent contenues grâce à la vaccination massive des Français, 90 % des personnes éligibles étant vaccinées. Mais le virus arrive à se faufiler et il touche en priorité les non-vaccinés”, assure-t-il.

Or selon lui, c’est bien la vaccination qui a permis de retarder cette nouvelle vague qui sévit en Europe et qui arrive seulement maintenant en France, ainsi que le pass sanitaire.

Si le ministre a encore assuré que la question d’un confinement n’était absolument pas sur la table pour le moment, il a appelé à rester “très prudents, car ce virus et ses variants nous ont déjà montré qu’ils pouvaient déjouer les pronostics et nous contraindre à des mesures de freinage collectives urgentes. Personne ne s’attendait à la vague épidémique actuelle aux Pays-Bas, qui a une couverture vaccinale à peine inférieure à la nôtre”.

À voir également sur Le HuffPost: “Si le virus pouvait nous regarder, il se servirait une petite bière”: Olivier Véran ironise lors des débats sur le pass sanitaire

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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