DECRYPTAGE. Que se passe-t-il à Sciences-Po Grenoble ?

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© Sipa

Le 14 décembre dernier, la directrice de l'Institut d'Etudes Politiques (IEP) de Grenoble, Sabine Saurugger, décidait de suspendre un enseignant de ses fonctions pour quatre mois pour "propos diffamatoires" et atteinte à la "discrétion professionnelle". Six jours plus tard, le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, annonçait couper toutes les subventions à l'établissement. Une décision "motivée par un motif politique", dénonce Sciences-Po Grenoble. Retour sur une polémique sur fond de "wokisme" qui secoue le paysage politique à quelques mois de la présidentielle.

Remise en cause du terme "islamophobie". Pour comprendre ce qui se déroule ces derniers jours à Sciences-Po Grenoble, il faut remonter un peu dans le temps. En décembre 2020, plus exactement. Tout commence dans une boucle de mails partagée par dix personnes : deux enseignants et huit étudiants. Ils s'organisent pour un groupe de travail intitulé "Racisme, islamophobie et antisémitisme" dans le cadre d'une semaine de l'égalité.

L'un des enseignants, Klaus Kinzler, professeur de civilisation allemande, remet en cause la scientificité du terme "islamophobie" et estime qu'il ne devrait pas être aligné à côté des deux autres. "L'islamophobie (vous l'avez sans doute deviné) n'a en effet rien à voir dans cette série, du moins à mon avis personnel et de l'avis de bien d'autres personnes qui ont réfléchi à la question", écrit-il. Sa collègue s'oppose fermement à ces arguments.

Des affiches collées au s...


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