Déconfinement: les écoles ne rouvriront pas sans accord des maires

Astrid de Villaines
Édouard Philippe, Premier ministre, à l'Assemblée nationale le 5 mai 2020

POLITIQUE - De la souplesse avant toute chose. Après avoir dit que l’école était “obligatoire”, puis “facultative”, puis “prioritaire pour les élèves en difficulté”, le flou a régné durant les jours qui ont précédé le dévoilement du plan de déconfinement par le Premier ministre à l’Assemblée nationale fin avril.

Finalement, après une bronca des maires, notamment d’Île-de-France, Emmanuel Macron a fait savoir qu’il ne “braquerait personne”, laissant de fait une grande marge de manœuvre aux édiles qui craignent également pour leur responsabilité pénale.

“Rechercher systématiquement l’accord des maires”

Dans une lettre datée du mercredi 6 mai et envoyée aux préfets, que l’émission “Quotidien” s’est procuré, Édouard Philippe semble emboîter le pas du chef de l’État. ”Si la responsabilité de décider de l’ouverture d’une école incombe à l’État”, commence le Premier ministre, manière de rassurer les maires, “la situation particulière liée à l’épidémie de Covid-19 conduit à rechercher systématiquement l’accord des maires, et à ne pas envisager l’ouverture d’une école en cas d’opposition de celui-ci”. 

 

Des termes peu littéraires pour dire qu’aucune école ne rouvrira si le maire de la commune concernée s’y oppose. En cas d’opposition du maire, le Premier ministre invite les préfets, représentants de l’État sur les territoires, à “privilégier le dialogue et la conviction plutôt que les voies de droit”. “Les parents seront libres d’envoyer ou non leurs enfants à l’école”, rappelle enfin le Premier ministre.

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