Les dealeurs franciliens débauchés en province pour de « l'intérim »

Par LePoint.fr
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Des trafiquants franciliens sont fréquemment employés dans d'autres villes (illustration).
Des trafiquants franciliens sont fréquemment employés dans d'autres villes (illustration).

À Vannes, Lille ou Toulouse, les trafiquants de drogue franciliens font recette. Quand, dans leur ville d'origine, la police se fait trop insistante, certains s'éclipsent ailleurs pendant une courte période pour se faire oublier tout en poursuivant leurs activités dans une région différente, en intérim. Dans le cas d'un trafiquant évoqué par nos confrères du Parisien, le contact se fait via Snapchat, où les propositions d'« emploi » ponctuel (quelques jours ou quelques semaines) abondent.

Il est de plus en plus fréquent pour les autorités de constater la présence de trafiquants parisiens dans certaines plaques tournantes de province. Car, comme le confirme un éducateur spécialisé interrogé par le quotidien, la simple évocation des quartiers d'Île-de-France impose, semble-t-il, le respect. « Sur place, en région, quand on entend qu'une équipe de tel ou tel quartier de Seine-Saint-Denis ou d'Essonne est là en renfort sur un point de deal, ça fait réfléchir les concurrents qui seraient tentés de s'y attaquer », explique-t-il.

Jusqu'à 400 euros par jour pour un vendeur

Selon Le Parisien, un guetteur peut toucher jusqu'à 200 euros par jour et un vendeur, qui risque plus gros s'il se fait prendre, entre 300 ou 400 euros, le tout en étant hébergé dans un appart-hôtel à proximité de son point de chute. Ces intérimaires ont l'avantage, pour les trafiquants locaux, de n'avoir aucune relation avec les bandes rivales ou avec qui que ce soit des environs. À Toulouse, où l [...] Lire la suite