David Pujadas : "Je regarderai les débuts d'Anne-Sophie Lapix"

L’ex-présentateur du 20h, évincé brutalement par France 2, fait sa rentrée lundi sur LCI. Le journaliste succède à Yves Calvi sur la tranche 18h-20h baptisée “24 heures Pujadas”. Il s’exprime sur son arrivée dans le groupe TF1 et revient sur son départ de France 2 sans amertume, ni ressentiment.

Crédit : Getty
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Comment s’est faite votre arrivée sur LCI ? Vous avez été contacté immédiatement après votre départ de France 2 ?

Dès lors qu’on m’a signifié que j’arrêtais le 20h, Thierry Thuillier, le directeur général de LCI m’a fait des propositions. On se connaît bien, on a un rapport d’amitié car c’est lui qui a fait de l’info sur France Télé ce qu’elle est aujourd’hui. Nous avions des conversations régulières et il a compris mon désir de devenir producteur. D’autres propositions ? Oui, mais je n’ai pas l’habitude d’en parler.

Vous devenez effectivement producteur de votre propre émission ? Qu’est-ce que ça change ? Un nouveau métier ?

C’est un nouvel état d’esprit. L’antenne n’est plus une fin en soi. J’avais déjà éprouvé le plaisir de créer au lancement de “Des Paroles et des actes” que j’avais conçu sur France 2. La démarche est plus collective que strictement individuelle. Aujourd’hui, j’ai aussi des projets d’émissions et de documentaires en cours de réalisation.

Le titre “24h Pujadas” n’est-il pas un peu pompeux, un peu mégalo ? Est-ce qu’il vous correspond ?

(Rires) Si, si, bien sûr… Ca paraît toujours un peu mégalo et en même temps, on fait des émissions qui se différencient essentiellement par les gens qui les font : il y a une touche Calvi, il y a une touche Elkrief comme il y a une touche Joubert ! Et il y a une touche Pujadas. Ce titre, c’est juste une manière de le dire assez clairement. Mais, je vous avoue que je n’aurais jamais osé proposer un tel titre de moi-même…

Vous reprenez la case lancée par Yves Calvi l’année dernière et qui fait le gros de l’audience de LCI… Quel est votre objectif d’audience ?

Il faut déjà essayer de rester au même niveau. Ca ne sera pas facile car la saison passée a évidemment été boostée par la présidentielle. Si on arrive à faire aussi bien qu’Yves Calvi, on sera content.

Vous allez passer de 5 millions de téléspectateurs à 500 000 environ. Vous avez pensé à cette exposition moindre ?

J’y ai pensé bien sûr mais ce n’est plus ma priorité absolue. Pendant des années, j’ai recherché et profité d’une très large exposition. C’est quelque chose de grisant, flatteur pour l’égo et une formidable responsabilité. Mais cette reconnaissance là n’est plus mon objectif. J’ai d’abord envie de créer et de produire. Même si on cherche toujours à avoir le maximum de téléspectateurs, j’ai moins besoin d’être exposé.

Comptez-vous faire d’autres choses sur LCI ou dans le groupe TF1 ?

J’ai l’ambition de faire d’autres choses comme producteur mais ça va se discuter dans plusieurs mois. Dans l’immédiat, on concentre nos forces sur la tranche 18h-20h de LCI. J’ai d’autres projets pour le groupe TF1 à moyen terme mais pas celui de présenter une émission politique ou les soirées électorales avec Gilles Bouleau, ce n’est pas dans les tuyaux.

Allez-vous regarder le premier journal d’Anne-Sophie Lapix lundi 4 septembre ?

Je vais essayer. Peut-être pas en direct car ça sera compliqué en sortant tout juste de l’antenne. Mais je regarderai en replay les débuts d’Anne-Sophie Lapix par curiosité. Je reste très attaché à ce qu’on a construit à France 2. Le journal est en pleine dynamique et j’espère que l’info continuera à bien se porter. Je n’ai pas de ressentiment. Je souhaite bonne chance à Anne-Sophie.

Votre éviction du 20h est-elle complètement digérée ?

Il n’y a pas d’amertume. On est dans des métiers où les directions ont toute latitude pour prendre ce genre de décision. C’est la règle du jeu. Même si la décision ne m’a pas été expliquée. Ça a été une surprise et une incompréhension pour moi dans les premiers jours car tous les indicateurs étaient au beau fixe. Par la suite, les soutiens que j’ai reçus ont beaucoup compté. Je les garderai toujours dans mon cœur. J’ai surtout un sentiment de reconnaissance vis-à-vis de tout ce que j’ai pu faire en seize ans au 20h et ailleurs sur France 2. Ça a été une période formidable pour moi.

Thomas Joubert

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