David Kimelfeld apporte son soutien à Najat Vallaud-Belkacem aux régionales

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Le président sortant de la métropole David Kimelfeld. - PHILIPPE DESMAZES © 2019 AFP
Le président sortant de la métropole David Kimelfeld. - PHILIPPE DESMAZES © 2019 AFP

L'ancien président LaREM de la Métropole de Lyon, David Kimelfeld, a apporté son soutien à la candidate PS aux régionales en Auvergne-Rhône-Alpes, Najat Vallaud-Belkacem, en critiquant la stratégie "cynique et mortifère" d'Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle.

L'ancien premier secrétaire fédéral du Parti socialiste dans le Rhône, passé chez LaREM dans le sillage de Gérard Collomb en 2017, avait été privé d'investiture au profit de ce dernier pour les élections métropolitaines de 2020, remportées par les écologistes.

L'annonce de son soutien à son ancienne camarade est venue dans une interview accordée à l'hebdomadaire Tribune de Lyon. David Kimelfeld explique trouver dans ses propositions "beaucoup d'éléments qui se rapprochent de ce que l'on proposait dans notre projet métropolitain".

Un soutien "à titre personnel"

En choisissant de la soutenir, "à titre personnel", le président du groupe d'opposition Les Progressistes à la Métropole de Lyon tourne le dos au candidat de La République en Marche, Bruno Bonnell.

La liste du député de Villeurbanne devait pourtant réconcilier la Macronie lyonnaise, qui s'est déchirée depuis trois ans autour de la rivalité entre Collomb et Kimelfeld. Elle réunit en effet, au sein de la Métropole de Lyon, deux candidates issues des deux camps.

Mais elle semble loin d'avoir recollé tous les morceaux. La présence sur la liste Bonnell d'un élu MoDem, adjoint au maire LR de Bron qui conduit, lui, la liste du président sortant de la Région Laurent Wauquiez au sein de la Métropole, fait notamment grincer des dents.

La stratégie de Macron "cynique et mortifère"

David Kimelfed, lui, ne mâche pas ses mots envers Emmanuel Macron. "Sa stratégie présidentielle, de vouloir fragmenter la droite pour se retrouver seul face au RN, est un jeu dangereux. C'est cynique et mortifère", cingle-t-il.

"C'est ce qui m'éloigne aujourd'hui. Je n'ai pas quitté le PS pour me retrouver bras dessus bras dessous avec des élus LR (alliance mise en oeuvre par LaREM en Paca, mais que Bruno Bonnell exclut en Auvergne-Rhône-Alpes, ndlr), au risque de faire monter le RN. C'est un sujet fondamental pour moi", ajoute-t-il.

Article original publié sur BFMTV.com