David Amess: le Royaume-Uni veut renforcer la sécurité des élus

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Le pays est toujours sous le choc après la mort du député conservateur, tué alors qu’il rencontrait des électeurs, le vendredi 15 octobre, dans une attaque qui pourrait être qualifiée de « terroriste ». Alors que le suspect est toujours entendu par la police, le gouvernement britannique veut instaurer davantage de mesures pour renforcer la protection des députés, comme la présence de policiers lors des permanences des élus.

Avec notre correspondant à Londres, Marie Boëda

La ministre de l’Intérieur Priti Patel envisage plusieurs pistes. Elle multiplie les interventions dans les médias ces dernières heures, et confirme que de nombreuses discussions ont lieu actuellement.

« Les députés ont déjà été contactés par leurs forces de police locales, ce qui fait plus de 600 députés, a-t-elle annoncé. Ils partagent des informations avec la police sur ce qu’ils font, l'endroit où ils se trouvent, s’ils sont en sécurité : ce sont des mesures pratiques. »

La lutte contre les intimidations et les menaces en ligne est aussi regardée de très près. Aucune nouvelle mesure n’a été prise, mais il s’agit de faire des propositions le plus vite possible, a assuré la ministre.

Arrêter les entretiens en face à face ?

Le député conservateur Bernard Jenkin a proposé des rendez-vous en vidéoconférence pour arrêter les entretiens en face à face. Mais selon un autre parlementaire de la majorité, Andrew Mitchell, ce serait terrible de perdre le lien direct avec les électeurs.

Des mesures avaient déjà été prises il y a cinq ans, après le meurtre de Joe Cox par un militant néo-nazi juste avant le vote sur le Brexit. Depuis, pour rencontrer son député, il faut prendre rendez-vous, ce qui permet aux autorités de procéder à quelques vérifications et le député n’est jamais seul pendant l’entretien.

Le suspect de 25 ans, arrêté après l’attaque contre David Amess, avait lui bien un rendez-vous. Il est toujours entendu par la police.

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