Dati charge Hidalgo sur la taxe foncière et quitte le Conseil de Paris

Dati s’en prend à Hidalgo sur la taxe foncière et quitte le Conseil de Paris
GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP Dati s’en prend à Hidalgo sur la taxe foncière et quitte le Conseil de Paris

POLITIQUE - Haro sur Hidalgo. Après le gouvernement et la majorité présidentielle, c’est la droite parisienne qui s’en prend vertement à la maire de la capitale pour avoir annoncé l’augmentation (inattendue) de la taxe foncière. Rachida Dati, la cheffe de file du groupe Les Républicains a livré un réquisitoire en règle de cette mesure « méprisante » et « irrespectueuse », ce mardi 15 novembre, en ouverture du Conseil de Paris. Avant de sortir de l’hémicycle.

L’ancienne ministre de la Justice, sous Nicolas Sarkozy, a notamment fustigé « l’irrespect de la parole publique en trahissant une promesse de campagne pourtant réaffirmée. » Un irrespect, selon ses mots, qui « se double d’un mépris profond pour les Parisiens », alors que la majorité emmenée par Anne Hidalgo a déjà « augmenté de 25 % les recettes fiscales depuis 2013 ».

« Vous avez bien chanté, vous avez bien menti et maintenant les Parisiens vont payer. Nous, nous ne serons pas complice ni de ce braquage ni de cette trahison », a ainsi conclu Rachida Dati, sous les protestations des élus socialistes, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête de l’article. Elle s’est ensuite levée, avec les élus de son groupe, pour quitter le Conseil.

« La planète brûle et madame Dati regarde ailleurs »

Un coup de chaud manifestement prémédité. Rachida Dati a effectivement donné une interview au Parisien - qui annonçait son boycott à venir - dans laquelle elle fustige la « gestion défaillante, calamiteuse » de la ville par les élus en place. « Les seuls responsables sont Anne Hidalgo et ses alliés Verts, qui ne peuvent pas se défausser », explique-t-elle dans cet entretien publié quelques heures avant sa prise de parole dans l’hémycicle, en demandant à nouveau à l’État de mettre la capitale « sous tutelle » pour « assainir ses finances. »

Dans ce contexte, la réponse de la maire de Paris ne s’est pas fait attendre. « Oui j’avais pris l’engagement de ne pas augmenter les impots des parisiens, et j’aurais préféré tenir cet engagement », a-t-elle ainsi expliqué, avant de renvoyer la responsabilité à l’État, et donc au gouvernement.

« J’aurais préféré que l’État puisse être partenaire de la ville. Cela n’a pas été le cas. Écoutez-les, ils sont tous en campagne pour dans quatre ans... », a-t-elle notamment fustigé, dans un écho à plusieurs passes d’armes avec des ministres la semaine dernière. Anne Hidalgo a ainsi renouvelé son « appel » aux Parisiens, et répété son souhait d’augmenter la taxe foncière de sept points pour protéger les investissements dans la transition écologique, entre autres.

Sans oublier de répondre à Rachida Dati, en invoquant une phrase de l’un des mentors politiques de la droite, l’ancien président et maire de la capitale Jacques Chirac : « La planète brûle et madame Dati continue de regarder ailleurs... »

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