Darmanin, Colonna, Abdul Malak, Le Maire: le nouveau gouvernement de Borne dévoilé

La Première ministre Elisabeth Borne à l'hôtel Matignon, le 16 mai 2022 à Paris - CHRISTIAN HARTMANN © 2019 AFP
La Première ministre Elisabeth Borne à l'hôtel Matignon, le 16 mai 2022 à Paris - CHRISTIAN HARTMANN © 2019 AFP

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Quatre jours après la nomination d'Élisabeth Borne à Matignon, le nouveau gouvernement a enfin pris forme ce vendredi. En voici la composition, telle qu'elle a été détaillée par le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, peu après 16h30, après que nous en avons dévoilé les contours plus tôt dans l'après-midi, grâce à nos informations.

Ils y étaient, ils y restent

La nouvelle équipe s'inscrit pour partie dans la continuité de la précédente. Ainsi, Gérald Darmanin est confirmé à l'Intérieur, tandis que Bruno Le Maire se maintient à Bercy pour diriger le ministère de l'Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique.

On trouvera encore Eric Dupond-Moretti Place Vendôme, en tant que garde des Sceaux. Clément Beaune va poursuivre son travail au portefeuille des Affaires européennes. Rattaché comme le précédent au Quai d'Orsay, Franck Riester garde le ministère délégué au Commerce extérieur et à l'Attractivité.

Simples changements d'adresse

D'autres, déjà présents dans l'ancien effectif, changent toutefois d'adresse. Sébastien Lecornu est débranché des Outre-mer et débarque au ministère des Armées. Marc Fesneau, du MoDem, jusqu'ici ministre des Relations avec le Parlement, est promu à l'Agriculture et à la Souveraineté alimentaire. Olivier Dussopt fait la bascule depuis le ministère délégué aux Comptes publics vers le ministère du Travail.

Olivia Grégoire laisse l'Économie sociale, solidaire et responsable pour prendre le porte-parolat du gouvernement. L'ancien titulaire du poste, Gabriel Attal, grimpe aux Comptes publics. La ministre, auparavant chargée de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher décroche cette fois la Transition énergétique. Amélie de Montchalin, jusqu'alors ministre de la Transformation et de la Fonction publique, se voit pour sa part propulsée à la tête du nouveau ministère de la Planification écologique et de la Cohésion des territoires. Elle est remplacée dans son ancien maroquin par Stanislas Guerini, Délégué général de Renaissance après avoir exercé les mêmes responsabilités à la tête de La République en marche.

Brigitte Bourguignon prend du galon également. Elle qui était ministre déléguée à l'Autonomie dans l'ancien quinquennat passe ministre de - plein exercice évidemment - de la Santé et de la Prévention. Olivier Véran en est donc éjecté mais il atterrit tout de même dans le nouveau gouvernement: il sera dorénavant le ministre chargé des Relations avec le Parlement et de la Vie démocratique.

Lui est en revanche un transfuge, venu de la droite: Damien Abad entre bien au gouvernement, comme le craignaient ces derniers jours les Républicains, dont il présidait le groupe à l'Assemblée nationale avant de devoir en démissionner. Il est désormais le ministre des Solidarités, de l'Autonomie et des Personnes handicapées.

Quelques nouveaux visages

Bien entendu, la liste comprend aussi quelques nouvelles têtes et quelques surprises. Comme nous vous l'annoncions avant 14 heures, la diplomate Catherine Colonna s'installe ainsi au Quai d'Orsay en tant que ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, après avoir été celle des Affaires européennes et la porte-parole du gouvernement sous les mandats de Jacques Chirac. Elle était notre ambassadrice à Londres depuis 2019.

Yaël Braun-Pivet, députée-phare de l'ancienne majorité, reprend les Outre-mer à Sébastien Lecornu. Amélie Oudéa-Castéra lâche la Direction générale de la Fédération française du Tennis pour s'occuper du ministère des Sports, des Jeux olympiques et paralympiques. Haute fonctionnaire, Isabelle Rome sera quant à elle la ministre en charge de l'Egalité entre les femmes et les hommes, de l'Egalité des chances et de la Diversité.

Mais le plus inattendu nous vient plutôt de la rue de Grenelle et du ministère de l'Éducation nationale. C'est l'historien Pap Ndiaye, spécialiste de l'histoire américaine - en particulier de la population noire aux Etats-Unis - et qui dirigeait jusqu'alors le Musée de l'Histoire de l'Immigration, qui incarnera ce portefeuille crucial. Son CV, ses recherches universitaires et son soutien passé à François Hollande le situent au sein de l'aile gauche de ce gouvernement. Sylvie Retailleau s'impose, elle, à la tête du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

Rima Abdul Malak quitte quant à elle son relatif anonymat de conseillère auprès du président de la République pour s'emparer des rênes du ministère de la Culture.

Christophe Béchu, l'un des hommes d'Edouard Philippe en sa qualité de secrétaire général d'Horizons devient ministre délégué aux Collectivités territoriales. Secrétaires d'Etat également, on note encore les présences de Justine Benin, chargée de la Mer, de Charlotte Caubel, à l'Enfance, et enfin de Chrysoula Zacharopoulou, qui hérite de la thématique du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux.

Article original publié sur BFMTV.com

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