Darmanin annonce la création de la première brigade d'enquêteurs contre la maltraitance animale

Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à l'Élysée le 26 septembre 2022 - Emmanuel DUNAND © 2019 AFP
Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, à l'Élysée le 26 septembre 2022 - Emmanuel DUNAND © 2019 AFP

Des policiers et gendarmes bien particuliers. Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et des Outre-mer, annonce ce vendredi la création d'une division d'enquêteurs spécialisés chargée de la maltraitance animale. L'objectif: "Lutter contre ce fléau en pleine expansion".

Cette division, composée de 15 policiers et gendarmes spécialisés, sera rattachée à l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique.

12.000 faits entre 2016 et 2021

"Entre 2016 et 2021, le nombre d'atteintes aux animaux domestiques a augmenté de 30% avec 12.000 faits constatés", met en avant la Place Beauvau dans un communiqué de presse.

Tout en précisant qu'il s'agit notamment de "mauvais traitements" de "sévices graves", ainsi que d'"actes de cruauté" et que "les zones rurales sont majoritairement touchées".

En France, en 2021, 12.000 infractions visant des animaux domestiques, apprivoisés ou tenus en captivité, ont été enregistrées par la police et la gendarmerie, contre 9.200 en 2016, selon le service statistiques de Beauvau.

Les premiers animaux victimes de ces atteintes sont les chiens (46%) et les chats (24%) et les auteurs sont des hommes à 73% dont la majorité sont âgés de 30 à 44 ans. Les mauvais traitements (35%) et les sévices graves (34%) sont les infractions les plus fréquemment constatées devant les atteintes involontaires à la vie et à l'intégrité de l'animal (14%). Si les abandons ne concernent que 5% des atteintes, leur nombre a explosé depuis cinq ans (+95%, 630 infractions en 2021).

L'association Stéphane Lamart "se réjouit de l'initiative" mais attire l'attention du ministre sur la formation au droit animalier des magistrats référents à cette thématique, "afin d'éviter de trop nombreux classements sans suite des affaires pourtant avérées de maltraitance animale". "Nous attendons maintenant la même ambition du garde des Sceaux pour aboutir à des sanctions exemplaires contre les maltraitants", a réagi en ce sens la Fondation Brigitte Bardot.

Article original publié sur BFMTV.com