Danse : la puissance d"Utopia, Les Sauvages" en création à Rouen

Marion Gadea
·1 min de lecture

Puissant, intense, physique, énergique... les adjectifs ne manquent pas pour décrire le nouveau spectacle de DeLaVallet Bidiefono. Avec sa troupe, le chorégraphe, en résidence au Centre national d'art dramatique de Rouen-Normandie (CDN) à Mont-Saint-Aignan, propose un spectacle de danse d'une très grande force. La force des corps en mouvement mais aussi des messages qu'il veut faire passer au travers de cette création.

"Utopia, c'est des rêves. Des gens qui rêvent d'une vie meilleure et le rêve qu'un jour le monde vivra ensemble. C'est aussi mon autobiographie."

DeLaVallet Bidiefono est intarissable lorsqu'il décrit sa nouvelle création. Il faut dire que l'énergie déployée sur scène est spectaculaire. Des hommes, des femmes dansent, tombent et se relèvent, toujours. Ces danseurs racontent l'histoire du chorégraphe congolais, mais aussi et surtout celle d'une humanité qui a bien du mal à relever le défit du vivre ensemble. Le nom du spectacle est lui aussi porteur d'un message.

"Utopia, Les Sauvages, c'est une réponse à l'idéologie coloniale, au fait de traiter des indigènes, des gens différents de sauvages."

Un arc-en-ciel de différences

La différence, c'est bien là le cœur du spectacle. Le chorégraphe a donc choisi de faire appel à des danseurs d'horizons variés.

"C'est une pièce avec des danseurs qui viennent de partout. L'idée c'était de ressembler des corps différents, les gros, les femmes, les noirs, les maigres... et l'arc-en-ciel m'intéressait à fond dans ce (...)

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