Dans "Portrait de la jeune fille en feu", il n’y a que 3 minutes de musique et voici pourquoi

Louise Wessbecher
Adèle Haenel et Noémie Merlant dans

CINÉMA - Après avoir obtenu sur grand écran le prix du scénario au Festival de Cannes en 2019 et le prix de la meilleure photographie aux César 2020, le quatrième long-métrage de Céline Sciamma arrive sur le petit écran, ce mardi 19 mai à 21h05. 

Diffusé sur Canal+, le film nous plonge dans une histoire d’amour passionnée qui naît entre une femme peintre (Noémie Merlant) et son modèle (Adèle Haenel) promise à un mariage qu’elle rejette.

Proposant une durée approximative de 120 minutes, le film se distingue par une bande-son plus que surprenante. Para One, compositeur du film et proche ami de la réalisatrice, nous explique ce choix.

La suite de cet article, sous la bande-annonce, dévoile des éléments de l’intrigue du film:

Para One, compositeur fétiche de Céline Sciamma

Les bandes originales des précédents films de Céline Sciamma avaient déjà fait parler d’elles. En 2007, la réalisatrice faisait appel au musicien Para One -un ami rencontré sur les bancs de la Fémis- pour composer la BO de “Naissance d’une pieuvre”: le résultat était un album électro puissant qui marqua son temps.

Puis en 2014, Para One signe la composition musicale de “Bande de filles”, présenté en ouverture de la Quinzaine des réalisateurs à Cannes. Si son travail lui vaudra une nomination au César de la meilleure musique, le grand public retiendra surtout la scène où les actrices du film se déchaînent sur “Diamonds” de Rihanna, que la réalisatrice a réussi à convaincre de céder ses droits.

La bande-son de “Portrait de la jeune fille en feu” marque à son tour les esprits, mais pas pour les mêmes raisons.

Si les bruits du crépitement du feu, des traits de fusain sur la toile, du craquement du parquet ou du souffle du vent sont mis en valeur, les deux heures de film ne contiennent que quelques précieuses minutes de musique, distillées en deux scènes: l’une au milieu du film, composée par Para One avec Arthur Simonini, l’autre à la toute fin, avec un extrait d’un grand classique de l’opéra dont on vous...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post