Des dépistages du coronavirus gratuits et sans rendez-vous dans les quartiers populaires

Pierre Tremblay

CORONAVIRUS - Il faut continuer à “traquer le virus”. Alors que le président du Conseil scientifique a déclaré l’épidémie de coronavirus “contrôlée” en France, l’heure est à la prévention d’une deuxième vague.

“On a tous les outils pour dépister ces nouveaux cas. On a les tests, on a tout un système ensuite d’isolement et de contact des contacts, qui permet d’éviter évidemment l’extension”, a expliqué Jean-François Delfraissy, président du Conseil et spécialiste d’immunologie, sur France Inter.

Comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article, les quartiers populaires, où des taux de mortalité plus importants ont été enregistrés durant la pandémie, sont particulièrement ciblés par les autorités sanitaires. 

En Île-de-France, l’Agence régionale de Santé (ARS) organise des opérations de dépistages gratuits et sans rendez-vous à destination de ces populations, comme ce vendredi 5 juin à Villeneuve-la-Garenne, dans les Hauts-de-Seine.

Il faut rester prudent. Ça peut vite repartir. Jean Bouault, médecin bénévole sur ces opérations

“Nous avons identifé des quartiers en fonction de l’indice de développement humain (IDH2), où les personnes ont plus de difficultés à aller vers les structures de soin”, explique Monique Revelli, directrice de l’ARS île-de-France.

Pour Jean Bouault, médecin bénévole sur ces opérations, “on a l’impression qu’on est en bas de la cloche (de la courbe de contamination) autour de Paris”. Jusqu’ici, “on a repéré très peu de cas positifs. C’est rassurant”, rapporte le professionnel de santé à notre micro, avant d’ajouter: “Mais il faut rester prudent. Ça peut vite repartir”.  

Au cours des prochains jours, d’autres opérations de ce type sont prévues dans tous les secteurs de la région parisienne, comme l’indique le site web de l’ARS.

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