Danone va supprimer 1850 emplois dans le monde

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Danone compte supprimer au total 1 850 emplois dans le monde, dont 450 en France sur deux ans, en 2021 et 2022. Le géant français de l’agroalimentaire met en partie en œuvre le plan social baptisé Local First qu’Emmanuel Faber, l’ex-PDG du groupe, avait présenté en novembre dernier.

Avant d'être évincé sous la pression d'actionnaires mécontents, le patron de Danone avait envisagé de supprimer jusqu’à 2 000 postes dans le monde dont près de 500 en France, afin d’économiser un milliard d’euros à l’horizon 2023. Le plan Local First, deuxième version, prévoit 150 licenciements en moins.

S’ils avaient désavoué Emmanuel Faber, les actionnaires n’avaient pas rejeté son plan Local First. Ils lui reprochaient surtout sa stratégie, responsable selon eux, de la chute du cours de Danone en Bourse par rapport à ses concurrents, comme Nestlé et Unilever. Il y a eu aussi la baisse des ventes des eaux minérales Evian, Volvic et Badois qui générèrent, hors pandémie, les plus gros bénéfices du groupe et qui ont été durement affectées par la fermeture des restaurants et l’arrêt du tourisme.

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Outre les suppressions de postes, le nouveau plan Local First prévoit également de changer la structure actuelle du groupe. Elle repose sur trois grands métiers : les produits laitiers et d’origine végétale, la nutrition spécialisée et la filière eaux.

À la place, il y aurait une réorganisation par zones géographiques qui, espère le groupe, devrait donner plus d’autonomie aux pays où Danone est implanté et une meilleure concentration des ressources sur des axes porteurs.

Des négociations ont été entamées avec les syndicats, en France notamment, sur la mise en place d’un plan de sauvegarde de l’emploi, avec une période de volontariat. Elles devraient « s’étaler sur plusieurs mois ».