Danone : évincé, Emmanuel Faber face à ses propres incohérences

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La chute d'Emmanuel Faber, désormais ex P.-D.G. de Danone a été actée dimanche soir lors d'un Conseil d'administration. Le tout-puissant patron du géant de l’agroalimentaire était sous la pression de certains investisseurs, le rendant responsable des mauvais résultats du groupe. Les méchants fonds activistes auraient eu la peau du gentil Faber. Réduire cette séquence à un match entre le capitalisme financier versus le capitalisme éthique est un peu court. Voici pourquoi.

Lundi matin, à l’annonce de l’éviction d’Emmanuel Faber de son poste de Directeur de Danone quelques jours après qu’il a dû renoncer à celui de Président du conseil d’administration, la consternation s’entendait dans la bulle médiatique. Pour résumer, les analyses concluent ainsi la chute du messie de la responsabilité sociale des entreprises (RSE) : Méchants financiers 1, gentils capitalistes éthiques 0.L’homélie était dite pour Emmanuel Faber victime des fonds spéculatifs, l’Américain Artisan partners, et le britannique Bluebell capital un petit poucet du secteur. Avec respectivement 5 % et 3 % du champion français des eaux en bouteille, produits laitiers et végétaux, ils auront eu la peau du premier P.-D.G. à avoir placé son entreprise sous l'auréole du statut de Société à Mission. Un " Steve Jobs de l’agroalimentaire " comme le désignait un analyste financier. " Le patron du CAC 40 qui voulait faire le bien ", s'émerveillait Le Monde avant la tourmente.Fin connaisseur et victime du jeu...

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