Daniel Cordier : le résistant du marché de l’art

Par Arthur Frydman
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Daniel Cordier en 1960 dans sa galerie à New York
Daniel Cordier en 1960 dans sa galerie à New York

Récemment disparu, Daniel Cordier, ancien compagnon de la Libération et secrétaire de Jean Moulin, fut également l'un des marchands d'art et collectionneurs les plus actifs de l'après-guerre. En 2018, la maison Sotheby's dispersait à Paris la première partie de la collection de l'auteur d'Alias Caracalla. Une vente en « gants blancs » (100 % des lots trouvèrent preneur) qui totalisa plus de 4 millions d'euros d'adjudications. Pour autant, la collection du vénéré combattant de la résistance française ne s'arrêtait pas là.

Il lui restait, en effet, des centaines d'?uvres d'art qui tapissaient les murs de son appartement. « Daniel a toujours eu un besoin presque maladif d'accumuler des objets, d'en acquérir et d'en découvrir de nouveaux. C'était un vrai collectionneur, boulimique. Il lui était intolérable de vivre les murs nus », souligne Olivier Fau, senior director, spécialiste international des ventes chez Sotheby's et mandataire de la succession Daniel Cordier.

galerie ©  Robert David
galerie © Robert David
galerie ©  Robert David
galerie © Robert David

Devanture de la galerie Daniel Cordier, 8, rue de Miromesnil à Paris pendant l'exposition "Huit Ans d'agitation" en 1964 © Robert David

Ainsi, l'ancien résistant achetait des ?uvres par paquet, comme à ses débuts où Daniel Cordier achète quinze toiles de Nicolas de Staël. « Sa manière à lui d'être présent pour les artistes et de les soutenir », soulève le spécialiste. Son soutien à la scène artistique négligée et ignorée des institutions s'est d'ailleurs matérialisé au début des années 1970 par une [...] Lire la suite