Daniel Bilalian : « Aujourd'hui, nous avons peur des mots »

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Daniel Bilalian a animé le « 20 Heures » de France 2 et de nombreuses soirées électorales.
Daniel Bilalian a animé le « 20 Heures » de France 2 et de nombreuses soirées électorales.

La onzième campagne présidentielle touche à sa fin. Pendant des mois, les douze candidats, puis les deux finalistes (Marine Le Pen et Emmanuel Macron), ont tenté de convaincre les 48 millions d'électeurs de voter pour eux. Pourtant, en jetant un œil dans le rétroviseur, il reste un goût d'inachevé. Comme l'impression que la campagne n'a pas vraiment commencé, que les grandes questions sur l'avenir du pays ont été éludées et les débats purgés. L'affrontement de l'entre-deux-tours n'a été suivi que par 15,6 millions de téléspectateurs et une forte abstention est à craindre dimanche.

Pour juger cette drôle de campagne, où la télévision a semblé perdre un peu plus son rôle d'agora, nous avons demandé à un vieux routier de l'information, Daniel Bilalian, de nous éclairer dans ce brouillard démocratique. Le journaliste, ancien présentateur de journal de 13 heures et de 20 heures de France 2 et des soirées électorales, notamment celle qui vit Benoît Duquesne poursuivre sur sa moto la voiture de Jacques Chirac, revient sur une présidentielle qui semble ne pas avoir pris.

Le Point : Cette élection présidentielle est-elle un bon cru ?

Daniel Bilalian : Cette cuvée 2022 est très différente des précédentes, car les événements extérieurs ont fait en sorte que la campagne telle qu'on l'avait imaginée n'a pas eu lieu. La guerre en Ukraine et la pandémie ont fait que la campagne s'est déroulée de manière singulière. De plus, avec le nombre de chaînes d'information en continu [...] Lire la suite

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