Daniel Avery, la techno en quête de hauteur

Libération.fr

Le musicien anglais sort un deuxième album hautement addictif, «Songs for Alpha». «Libération» l’a rencontré pour une déambulation dans les couloirs du temps de la musique électronique.

Quelques jours avant notre rencontre avec Daniel Avery, au cœur du mois de février, l’underground électronique mondial célébrait les 26 ans de Selected Ambient Works 85-92, le premier album de Richard D. James sous le nom d’Aphex Twin. Au-delà du vertige (le même pan de temps nous sépare de l’événement que celui qui tient à distance Rock Around the Clock et Thriller), l’occasion était idéale pour se souvenir qu’en dépit de son statut invariablement marginal dans le domaine de la musique populaire, la techno est un genre qui n’a plus rien de juvénile, qui est arrivé à maturité et retombé en enfance plusieurs fois, et auquel les musiciens des années 2010 peuvent désormais se consacrer comme d’autres au rockabilly ou au blues du delta. Avouons donc que Songs for Alpha, deuxième album d’Avery cinq ans après le succès mérité de Drone Logic, nous ramène à la musique d’une période révolue plutôt qu’il ébauche un nouvel horizon pour les âmes du temps présent. Précisément, l’Anglais pioche abondamment dans le Selected Ambient Works sus-cité (1992), Musik de Plastikman (1994), Ginger de Speedy J (1993) ou Tango N’Vectif de µ-Ziq (1993), albums de techno music au sens large dont les paysages pleins de brume et de mélodies lointaines sont caractéristiques de la double accélération, vers l’inconnu et la mélancolie, survenue à l’orée du bois électronique après la rechute de l’extase acid house.

Scintillements. L’écoute - hautement addictive - de Songs for Alpha tendrait pourtant à prouver que les intentions de Daniel Avery n’ont rien à voir avec un retour vers le futur du passé, plutôt une quête de l’intemporalité. Après des années à subir le revers du progrès et se trouver dépassés par d’autres disques plus «perfectionnés», les albums de jeunesse de Plastikman, Aphex Twin ou µ-Ziq s’écoutent (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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