Danger ou récompense : la différence tient à une molécule dans votre cerveau, la neurotensine

FANATIC STUDIO / GARY WATERS / S / FST / Science Photo Library via AFP

L'association mentale entre ce que nous vivons et un danger, ou au contraire une récompense, tient à une seule molécule : la neurotensine, concluent de nouveaux travaux.

Une seule molécule vous manque, et tout est dépeuplé. En l’absence de neurotensine, normalement libérée dans le cerveau, impossible pour les souris d’associer un stimulus à une récompense. C’est cette simple molécule qui permet d’apprendre que tel son, vision ou autre signal est bénéfique ou au contraire dangereux, d’après une nouvelle publication parue dans .

La valence, cette notion qualitative de bon et de mauvais

Cette odeur de brûlé dans la cuisine, le visage d’un ami, le son d’un cri d’enfant sont autant d’informations qui remplissent et guident notre quotidien. Mais en fonction du stimulus ou du contexte, elles peuvent être alternativement classées par notre cerveau comme bénéfiques ou non, voire dangereuses. Cette distinction permet l'apprentissage des expériences à éviter ou au contraire à rechercher, et peut être vitale. “Mettons que vous entendez une alarme, et quelques minutes après vous apprenez qu’il y a eu le feu. Comment assignez-vous un lien entre l’alarme et le feu, et comment votre cerveau fait-il le lien entre l’alarme et une valence positive ou négative ?”, illustre la chercheuse Kay Tye, qui a dirigé ces travaux au Salk Institute (Californie, Etats-Unis).

Cette notion de valence est le nœud de ces recherches. Elle désigne l’interprétation qualitative que notre cerveau fait d’un signal, ici une valence positive (ce signal est bénéfique) ou négative (ce signal est dangereux). “Nous savons depuis longtemps qu’il existe deux voies neuronales - analogues à des rails de chemin de fer - qui conduisent à une valence positive et négative, mais nous ne savions toujours pas quel signal servait d'aiguillage pour déterminer quelle voie devait être utilisée à un moment donné”, continue Kay Tye.

Dans l’amygdale, la neurotensine promeut l’apprentissage de la récompense

Les chercheurs savent que la réponse se trouve au cœur de l’amygdale, cette zone du cerveau impliquée dans la gestion des émotions et de la peur. C’est là, plus précisément dans le complexe [...]

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