Le Danemark veut introduire une taxe carbone sur le bétail

Au moment d’annoncer la nouvelle, le ministre des Affaires étrangères danois, Lars Lokke Rasmussen, dont les déclarations sont rapportées par CNN, n’a pas caché son enthousiasme. “Avec l’accord d’aujourd’hui, nous investissons des milliards dans la plus grande transformation du paysage danois de ces derniers temps, a déclaré mardi 25 juin le politique dans un communiqué. Et dans le même temps, nous serons le premier pays au monde à appliquer une taxe sur le carbone à l’agriculture.”

En effet, en 2022, le gouvernement de la Nouvelle-Zélande avait annoncé une mesure similaire, mais finalement, le changement de majorité à Wellington a entraîné l’abandon du projet. Au Danemark, cependant, “cette taxation devrait être approuvée par le Parlement cette année”, croit savoir le média américain, qui détaille ensuite le fonctionnement de cette mesure.

“La taxe, qui sera introduite en 2030, s’élèvera à 16 euros par tonne équivalent CO2 émis par le bétail, et elle passera à 40 euros en 2035”, précise le site d’information. Les revenus générés seront reversés à un fonds consacré à soutenir la transition verte de l’industrie du bétail pendant au moins deux ans, et ensuite, une évaluation des résultats de cette mesure sera faite par l’exécutif.

Cette étape semble nécessaire, puisque, comme l’indique de son côté The Guardian, en soi, “la taxe danoise proposée impose un montant inférieur au coût social de l’émission d’une tonne de gaz à effet de serre tel qu’il est estimé par les experts”. Pourtant, l’essentiel n’est peut-être pas là, veut croire le média anglais, qui estime que cette mesure “pourrait tout de même encourager l’adoption de pratiques agricoles plus propres”.

Encourager la transition vers d’autres types de cultures, voilà ce qui est nécessaire pour le journal progressiste, qui rappelle que “l’agriculture est responsable d’environ un tiers de la pollution thermique de la planète, dont près de la moitié vient des animaux”. Reste à savoir si cette mesure pourra résister à la pression que peuvent exercer les agriculteurs, qui, en début d’année, ont montré, à travers des manifestations partout en Europe, qu’ils pouvaient faire reculer les gouvernements et l’Union européenne sur des mesures écologiques.

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