Du dancefloor aux salles obscures

Libération.fr

Une nouvelle génération de musiciens electro s’est imposée dans le cinéma français, renouvelant par ses techniques et ambiances l’art de la bande originale.

Parmi les films d’auteur sortis ces derniers temps, les cinéphiles auront peut-être gardé en mémoire quelques scènes et thèmes marquants : la fuite des deux héros du long métrage les Combattants (2014) de Thomas Cailley, scandée par la synth-pop de Hit’n’Run ; les intrigues du thriller politique le Grand Jeu (2015) de Nicolas Pariser, mises en son par Benoît de Villeneuve et Benjamin Morando sous la forme d’une singulière musique de chambre aux timbres denses et synthétiques ; les aventures urbaines et adolescentes de Bande de filles (2014) de Céline Sciamma ou de Swagger (2016) d’Olivier Babinet, respectivement orchestrées par les mélodies altières de Para One et Jean-Benoît Dunckel (d’Air) ou plus récemment la BO signée Demon et Pepper Island pour les Derniers Parisiens (2016) de Hamé et Ekoué qui, conjuguant drame et pulsations, accompagnait à merveille les errances du personnage incarné par Reda Kateb.

Ces bandes originales qui délaissent cordes et le piano au profit de synthétiseurs (souvent analogiques), de boîtes à rythmes et de traitements sonores obtenus à l’aide de l’ordinateur, on les doit à des compositeurs issus de la scène electro - qu’il s’agisse de la French Touch des années 90 ou de la seconde vague apparue dix ans plus tard - qui mettent désormais leur talent au service d’une nouvelle génération de cinéastes.

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Si sur les scènes des festivals et des clubs, dans les courants mainstream de la pop comme ceux plus underground, la musique électronique n’a jamais été aussi populaire, elle s’est également fait une place au service de l’image, à Hollywood d’abord et plus récemment dans notre pays. Pourtant, l’univers du cinéma et des séries ne résonne pas vraiment au son de la techno, de la house ou de l’electro qui rythment habituellement les dancefloors. Les BO actuelles (...)

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