Pour Damien Abad, "l'avenir des Républicains ne se construira pas ni de près, ni de loin avec la RN"

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Damien Abad ce mardi soir sur BFMTV - BFMTV
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Damien Abad, le président du groupe Les Républicains (LR) à l'Assemblée nationale, est venu mettre les choses au clair, ce mardi soir, sur le plateau de BFMTV. Invité de l'émission 22h Max, le député de l'Ain a répété à plusieurs reprises qu'il n'y aura "aucune alliance ni de près, ni de loin avec le Rassemblement national (RN)".

Ces explications interviennent quelques jours après les déclarations de Guillaume Peltier, numéro deux des Républicains, qui a assuré avoir "les mêmes convictions" que Robert Ménard, le maire de Béziers, soutenu par le RN.

"On ne veut plus ce genre de dérapages"

"On ne veut plus ce genre de dérapages. L'histoire et l'avenir des Républicains ne se construira pas ni de près, ni de loin avec le RN. Ce n'est pas que Guillaume Peltier, il peut y avoir des élus et des militants qui peuvent se dire: 'il y en a marre'. Mais le sujet aujourd'hui pour nous, c'est que la droite s'incarne elle-même et pas à travers les autres", a-t-il assuré.

Selon lui, Guillaume Peltier "a sa place" au sein du parti "mais pas à n'importe quel prix, pas n'importe comment".

"Il faut être solide aujourd'hui pour avoir des concvictions de droite et continuer à les défendre. Pourtant il y a des femmes et des hommes dans notre groupe parlementaire, dans nos élus locaux, dans les territoires, qui ont une seule conviction et une seule ambition: porter la droite au pouvoir en 2022 ni en faisant de la confusion avec Mme Le Pen, ni en faisant des alliances avec Monsieur Macron", a expliqué le numéro 2 de LR.

"Un échange franc" au sein du groupe

Damien Abad a indiqué avoir eu "un échange ce mardi matin en réunion de groupe qui a été franc, utile et nécessaire: chacun a pu se dire les choses". Il a affirmé ne pas croire "à la logique de la sanction mais à celle de la rédemption".

"Je lui ai signifié notre désaccord, il l'a entendu aussi. C'est quelqu'un d'intelligent, à l'écoute et je suis certain de ses convictions", a-t-il encore abondé.

Avant d'avertir: "Quand on est numéro 2 du parti on se doit de tenir la ligne politique du parti et d'être dans une démarche collective."

Article original publié sur BFMTV.com