Notre-Dame de Paris : les échafaudeurs, clef de voûte du chantier de reconstruction

Autour des pierres presque millénaires, des échafaudages à l’extérieur comme à l’intérieur de Notre-Dame de Paris, incendiée il y a deux ans. Un mikado géant essentiel à tous les métiers au chevet de l'édifice. Mais pour s’élever à près de 30 mètres, les échafaudeurs œuvrent sur la terre ferme. "Je suis en train d’aligner la structure au sol, s’il y a une trop grosse cassure, les poteaux ne vont pas venir bien s’enquiller. Il faut vraiment que cela soit bien carré en bas pour qu’il n’y ait pas de soucis en haut", indique Mehdi Porcq, échafaudeur et chef de chantier. "Mieux connaître l’histoire de la cathédrale" Quelques ajustements en hauteur, puis les équipes atteignent des endroits jusqu’alors inaccessibles et découvrent des trésors comme ces peintures d’époque, des fleurs de lys dorées dont on devine les contours. "L’incendie a certes été une catastrophe, mais il va nous permettre de mieux connaître l’histoire de la cathédrale", précise Jonathan Truillet, conservateur en chef du patrimoine. Ces découvertes pourraient se poursuivre jusqu’en 2024, date de la fin du chantier.