Notre-Dame : les métiers de la restauration du patrimoine manquent de bras

France 3, Atelier des modules

Une première évaluation estime à 550 le nombre d'artisans nécessaires au chantier de reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, si le choix est finalement fait de rebâtir selon les techniques d'origine. Une centaine de maçons, autant de tailleurs de pierre, cent-cinquante charpentiers et deux cents couvreurs devaient y travailler plusieurs années. Sans préjuger de la pertinence du délai de cinq années annoncé par le président de la République, ce calcul se heurte à une réalité : tous ces métiers peinent à recruter. Avant même la catastrophe de l'île de la Cité, les chantiers du patrimoine souffraient d'un manque de professionnels maîtrisant ces savoir-faire.

Ce chantier est important parce que ça correspond à notre histoire, à notre patrimoine. Mais il y a d'autres chantiers, il ne faudrait pas les abandonner pour faire Notre-Dame. cela veut dire qu'il faudra répartir les salariés d'une façon harmonieuse pour qu'ils puissent travailler sur le territoire.

Patrick Liebus Président de la confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment (CAPEB)

Susciter des vocations

Les acteurs de cette profession entendent tirer parti du chantier à venir pour susciter des vocations chez les jeunes. Il s'agit de les intéresser à des métiers, ceux de la restauration de (...)

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