Notre-Dame-des-Landes : «Qui se sent menacé par deux poireaux, trois carottes ?»

Libération.fr

L’évacuation du site a tourné à l’affrontement violent mardi. Les zadistes, ulcérés par la destruction d’une ferme emblématique, s’organisent.

«Laissez-nous tranquille ! C’est fini votre temps !» Debout sur une barricade obstruant une étroite route de campagne bordée de sous-bois, un zadiste vêtu d’un ciré jaune défie les forces de l’ordre. Derrière lui, quelque 150 manifestants, bravant les averses, balancent des cailloux tandis qu’éclatent les détonations de grenades de désencerclement. Le long de la ligne de «front», s’élèvent les notes incongrues d’un accordéoniste intrépide. A quelques dizaines de mètres, les forces de l’ordre restent positionnées derrière un véhicule blindé.

Mardi, le face-à-face est monté d’un cran dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, où des heurts violents ont fait plusieurs blessés. «Faites gaffe ! Ils tirent des flash-balls sans sommation», a prévenu un homme maculé de boue après qu’une jeune fille a été touchée par une de ces balles en caoutchouc et évacuée.

Fusées. Une vingtaine d’opposants auraient été blessés par des projectiles, dont «deux gravement», qui ont été hospitalisés, rapportent les zadistes. Dix gendarmes auraient aussi été touchés dont «deux sérieusement» par des jets de pierres, selon la préfecture. Un cocktail Molotov a éclaté sur le flanc d’un véhicule blindé, tandis que des fusées de détresse ont pris un hélicoptère de la gendarmerie pour cible. Le parquet de Nantes a ouvert une enquête pour «violences aggravées». En début de soirée, le Premier ministre, Edouard Philippe, a affiché lors de son direct hebdomadaire sur Facebook sa «fermeté», assurant que l’Etat avait recours avec «beaucoup de maîtrise» à la force dans cette opération.

Les choses ne risquent guère de s’arranger dans les prochains jours à en juger par les nouveaux soutiens qui ont rejoint mardi la ZAD, et qui dénoncent «l’ampleur des opérations de destruction» menées par les autorités. A commencer par l’Acipa, principale association d’opposants à l’ex-projet (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

F’murrr tourne l’alpage
3
Encore des soucis de plomberie à l’EPR de Flamanville
«Je crois que l’on va enfin respecter la volonté de Vincent.»
Bruno Le Maire veut donner aux entreprises «une raison d’être»