Notre-Dame-des-Landes: Jean-Marc Ayrault accentue la pression sur le gouvernement

Le HuffPost avec AFP
Notre-Dame-des-Landes: Jean-Marc Ayrault accentue la pression sur le gouvernement

POLITIQUE - "Une faiblesse, une impuissance". Voilà comment l'ex-premier ministre, Jean-Marc Ayrault, qualifie l'hypothèse de l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes dans un entretien accordé au Monde ce samedi 13 janvier. L'ancien locataire de Matignon y affirme en effet que renoncer au projet n'apporterait "aucune solution aux problèmes qui se posent" avec l'aéroport nantais actuel, dont l'agrandissement est selon des médiateurs nommés par le gouvernement une option envisageable.

Si la décision était prise d'agrandir Nantes-Atlantique, "il faudrait alors tout recommencer à zéro, relancer un débat et une enquête d'utilité publique, avec l'assurance de nouveaux recours (...) Cela veut dire qu'à la fin du mandat d'Emmanuel Macron aucun coup de pioche n'aura été donné", a affirme l'ex-maire de Nantes, estimant que "renoncer serait un choix opportuniste, tactique. Ce ne serait pas un choix durable, stratégique".

À l'inverse, "Notre-Dame-des-Landes est un projet qui est, lui, prêt à démarrer puisque tous les obstacles ont été franchis", poursuit-il, alors qu'Edouard Philippe s'est rendu sur place ce samedi pour poursuivre les consultations.

Alors que l'eurodéputé José Bové a suggéré de s'inspirer du Larzac pour gérer la question de la Zad de Notre-Dame-des-Landes en cas d'abandon du projet, Jean-Marc Ayrault a jugé que la situation n'était pas comparable avec celle du plateau occitan dans les années 1980.

"On n'est pas au Larzac, il ne faut pas inventer des mythes! Si les habitants de Notre-Dame-des-Landes ont voté très majoritairement contre le projet d'aéroport, ces mêmes personnes disent qu'en tout état de cause les zadistes devront s'en aller", a-t-il dit. "Des gens occupent des terrains et des maisons en toute illégalité, l'État ne peut pas l'accepter. Sinon, le doute s'installe, le discours sur les droits et les devoirs n'a plus de sens et il ne faut pas s'étonner de la montée des populismes", a-t-il ajouté.

Interrogé sur un risque...

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