Notre-Dame-des-Landes : Etat et opposants durcissent le ton

L'Etat, engagé dans un bras-de-fer avec les opposants au futur aéroport nantais, s'est dit prêt lundi 26 octobre à retirer sous conditions les gendarmes du site de Notre-Dame-des-Landes, où des heurts se sont produits, mais les opposants ont refusé de s'engager à ne pas reconstruire sur cette zone.

La préfecture de Loire-Atlantique a proposé en fin d'après-midi "d'engager une discussion sur les bases suivantes": en échange du "gel de toutes les nouvelles constructions illégales sur la ZAD" (zone d'aménagement différé, réservée à l'aéroport), "la contrepartie serait de stopper les interventions de la gendarmerie sur site".

Ils ont délogé des gens, il y a des centaines de gens qui ont à passer l'hiver, il faudra bien qu'ils passent l'hiver quelque part", a rétorqué Cyril Bouliguand, membre de la Confédération paysanne, après une réunion entre les trois composantes de l'opposition institutionnelle au projet.

"On accepte de libérer les routes pour que les riverains puissent circuler librement", a toutefois ajouté le porte-parole, au nom de la Confédération paysanne, de l'Acipa (principale association d'opposants au projet) et du Cedpa (Comité des élus opposés à l'aéroport).

Interrogée, la préfecture a répondu être également prête à faire un geste en direction du secteur de la Châtaigneraie, où de nouvelles cabanes ont été érigées le 17 novembre, lors d'une manifestation qui avait réuni entre 13.500 et 40.000 personnes.

Une éventuelle suspension de la destruction de ces nouvelles cabanes pourrait également être envisagée dans les négociations", a dit la préfecture.

Dans l'espoir de (...)

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