Dalida Encore des robes toujours des robes

Libération.fr

«L’accent qui roule, des chansons qui roucoulent»... La Miss Egypte d’origine italienne avait conservé toutes ses tenues, de scène comme de ville. Elles sont exposées au Palais Galliera, le musée de la mode de Paris.

Son habilleuse découvre son corps inerte le 3 mai 1987 en fin d’après-midi. C’était il y a trente ans. La nuit précédente, Iolanda Cristina Gigliotti, dite Dalida, vêtue d’un pyjama et d’un peignoir de soie blanche, a succombé à une surdose de barbituriques. Dans sa maison du 11 bis, rue d’Orchampt, à Montmartre, elle a laissé ce petit mot : «La vie m’est insupportable. Pardonnez-moi.» Ainsi s’est éteinte une vie ponctuée de drames, mille fois revisitée, mille fois racontée avec les suicides des hommes de sa vie (Luigi Tenco, le chanteur, Lucien Morisse, directeur des programmes d’Europe 1, le prétendu comte de Saint-Germain Richard Chanfray) comme fil conducteur. Le seul ?

Après le biopic (film et livre) de Lisa Azuelos, des shows commémoratifs et une reprise de ses titres par Luz Casal, le Palais Galliera, musée de la mode de la Ville de Paris, entre dans la danse des hommages anniversaires. Mais en tirant un autre fil, nettement moins pathos. Celui de ses secondes peaux. De la garde-robe de l’artiste qui, tel un carnet intime, révèle moult mues : de la jeune fille froufroutante avec robes pastel gonflées de jupons et taille de guêpe, qui débarque à Paris à l’âge de 21 ans, à l’icône disco roulée-moulée dans du pailleté qui implore qu’on la laisse danser. Car oui, Dalida est loin d’avoir passé sa vie à faire la yé-yé en bikini. Et, aussi surprenant que cela puisse paraître, elle a pendant plus de trente ans conservé pièce après pièce son impressionnante garde-robe, de scène mais aussi de ville. A son tour, son frère Orlando a mis les vêtements de la défunte sous cloche pendant quelque trente années, avant d’en faire don l’an dernier au Palais Galliera. «Dalida a fait sa carrière à Paris, c’est Paris qui l’a lancée, rappelle Orlando. Il était juste que (...)

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