Dakar : avant le départ, le choix de l'Arabie saoudite fait polémique

Le sport pour faire oublier les atteintes aux libertés individuelles. Dimanche 5 janvier, le Dakar s'élancera en Arabie saoudite, une première après onze années passées à sillonner les routes escarpées d'Amérique du Sud. Pour de nombreux militants des droits de l'homme, la célèbre course automobile ne doit pas être l'occasion pour le royaume de faire oublier sa plus sombre réalité quotidienne. "L'Arabie saoudite est une véritable dictature, déplore Antoine Madelin, le directeur du plaidoyer de la Fédération internationale pour les droits humains. C'est un pays où l'on exécute à tour de bras. L'année dernière, 180 personnes ont été décapitées, parmi lesquelles un enfant". "Ce n'est pas notre rôle" Pour autant, du côté des pilotes, on refuse que la situation politique empêche la course d'avoir lieu. Pour Hubert Oriol, triple vainqueur du Paris-Dakar, "on ne peut pas demander à des personnes qui participent à une compétition sportive d'être les porte-parole des problèmes des droits de l'homme dans ces pays-là. Ce n'est pas notre rôle".