D’où vient la forme du chou-romanesco ?

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Impossible de rater sa forme singulière le différenciant des autres légumes. La star des étals, c’est le chou-romanesco. Comme les flocons de neiges ou les éponges, il arbore une forme fractale unique, c’est-à-dire qu’elle présente des motifs similaires à des échelles d'observation de plus en plus fines.

L’origine de cette forme fractale était inconnue des scientifiques jusqu’au 8 juillet 2021, lorsque des chercheurs du CNRS et de l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (Inria) se sont littéralement pris le chou pour élucider le mystère dans la revue .

Le chou-romanesco (Brassica oleracea var. botrytis) et le chou-fleur (Brassica oleracea) sont formés par des bourgeons destinés à devenir des fleurs mais qui deviennent finalement des tiges sous l’influence de gènes de régulations spécifiques. Ces tiges produisent à nouveau des tiges en cascade, ce qui donne la forme spécifique du chou-fleur. Relativement constant chez le chou-fleur, le rythme de production des tiges accélère chez le chou-romanesco, lui donnant sa forme spécifique.

Une mutation à l'origine du chou-romanesco

Pour parvenir à cette découverte, les chercheurs ont modélisé le résultat de la modification de gènes du chou-fleur. "Nous n’avions aucune idée de comment la forme d’un chou-romanesco peut être produite. En comprenant le mécanisme de croissance du chou-fleur, cela nous a ouvert la voie vers la compréhension de ce qui a pu être modifié pour donner un chou-romanesco", explique à Sciences et Avenir Christophe Godin, chercheur à Inria et co-auteur de la publication. Les chercheurs ont simulé une mutation qui pourrait être à l’origine de ce changement et l’ont testé sur une plante modèle, l'Arabette des dames (Arabidopsis thaliana), en utilisant l’outil . Ce dernier permet de couper l'ADN et de l'éditer en rajoutant des séquences spécifiques par exemple. "Comme prévu par la théorie, nous avons été surpris de voir que la forme des choux devenait plus conique", précise Christophe Godin.

Biosphoto / Philippe Giraud / AFP

Une histoire de timing

Le point de départ de la croissance d’une plante se situe au niveau du méristème. C’est un tissu de cellules végétales de type embryonnaire, non-différenciées (pas encore spécialisées dans la croissance d'une partie de la plante[...]

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