D’où viennent ces drôles de particules de fer sur la Lune ?

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Ce sont de toutes petites particules de fer. Des nanoparticules. Qui ne ressemblent en rien à celles que l’on peut trouver sur la Terre. Pourtant, elles jonchent presque uniformément la surface de la Lune. Étonnant. Mais aujourd’hui, des chercheurs de l’université de l’Arizona du Nord (États-Unis) expliquent que le Soleil pourrait jouer un rôle important en la matière.

« Depuis longtemps, nous pensions que le vent solaire a un petit effet sur l’évolution de la surface lunaire. En fait, il pourrait être le processus le plus important produisant des nanoparticules de fer », explique Tai Udovicic, chercheur, dans un communiqué. Pour en arriver à cette conclusion, son équipe a d’abord étudié les données renvoyées par des missions de la Nasa et de l’Agence japonaise d’exploration aérospatiale (Jaxa) en orbite autour de la Lune. L’idée : comprendre à quelle vitesse les fameuses nanoparticules de fer se forment sur la Lune en fonction de leur taille. Car les plus petites de ces particules assombrissent et rougissent la surface alors que les plus grosses ne font que l’assombrir.

Rappelons que les impacts d’astéroïdes et le rayonnement solaire jouent sur la Lune de manière unique. Autour de notre satellite naturel, en effet, pas de champ magnétique protecteur. Ainsi les roches lunaires sont-elles décomposées en nanoparticules détectables par leurs effets optiques sur les instruments en orbite.

L’abondance des nanoparticules de fer sur la Lune augmente avec le temps, mais diffère en fonction de leur taille. Des nanoparticules de fer plus grosses ont été trouvées en plus grande abondance, mais semblent se former globalement plus lentement que les nanoparticules de fer plus petites. Les premières seraient issues de matériaux déjà présents sur la Lune ou déposés là par des impacts de météorites. Les secondes seraient le résultat de l’exposition de la surface au vent solaire. © Tai Udovicic, Université de l’Arizona du Nord
L’abondance des nanoparticules de fer sur la Lune augmente avec le temps, mais diffère en fonction de leur taille. Des nanoparticules de fer plus grosses ont été trouvées en plus grande abondance, mais semblent se former globalement plus lentement que les nanoparticules de fer plus petites. Les premières seraient issues de matériaux déjà présents sur la Lune ou déposés là par des impacts de météorites. Les secondes seraient le résultat de l’exposition de la surface au vent solaire. © Tai Udovicic, Université de l’Arizona du Nord

Le rôle prépondérant du Soleil

Ce qui a surpris les...

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