Plus d’huile de palme à la raffinerie de la Mède, annonce Total

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C’est l’engagement pris par le PDG de l’entreprise pétrolière, Patrick Pouyanné. La raffinerie de la Mède, première à produire des biocarburants en France, n’est cependant pas menacée.

Dans un long entretien accordé vendredi 2 juillet à La Provence, le quotidien régional des Bouches-du-Rhône, le PDG de Total clos six ans de polémiques. Total, devenu depuis peu TotalEnergies, n’utilisera plus d’huile de palme dans l’ensemble de ses activités. Depuis l’annonce en avril 2015 d’un investissement de 275 millions d’euros pour transformer la raffinerie de la Mède sur les bords de l’étang de Berre, en un centre de production de biocarburants, les critiques n’ont cessé de fuser sur l’importation de 500.000 tonnes d’huile de palme destinés à l’alimentation de l’usine, abaissée à 300.000 tonnes à la mise en service en juillet 2019. Le pétrolier est accusé par les ONG environnementales de favoriser la déforestation en Indonésie. Il est en effet très difficile de tracer l’origine de cette huile la moins chère au monde.

La position de la multinationale a beaucoup évolué en trois ans. Total a en effet beaucoup bataillé pour que le Parlement maintienne pour l'huile de palme les aides avantageuses aux biocarburants. L’amendement qui stoppe ces subventions adopté en décembre 2018 a fait ainsi perdre de 70 à 80 millions d’euros au pétrolier sur son seul site de la Mède. Un recours déposé devant le Conseil Constitutionnel a été rejeté en octobre 2019. Depuis le 1er janvier 2020, Total affirme ne plus mettre de biocarburants à base d’huile de palme sur le marché français.

Total sommé par la justice de prendre en compte l'impact climatique de son activité

Mais c’est une nouvelle décision juridique qui semble avoir hâté la décision de Patrick Pouyanné. En avril 2021, le Tribunal administratif de Marseille donne raison aux 6 ONG ayant attaqué l’autorisation préfectorale d’exploitation de la raffinerie délivrée en 2018. Les juges annulent alors partiellement l’autorisation car l’industriel n’a pas évalué l’impact climatique induit par l’utilisation d’huile de palme. Pour les ONG, puisque c’est la première fois qu’une entreprise se voit dans l’obligation de prendre en comp[...]

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