D’Ahidjo à Biya, le football camerounais au centre d’enjeux politiques

Au pays des quintuples champions d’Afrique (1984, 1988, 2000, 2002, 2017) le football se joue aussi sur le terrain politique, où s’activent aussi bien les gouvernants que des opposants au régime. Évolution récente : une certaine opinion prête des intentions politiques à Samuel Eto’o, ancien capitaine des Lions indomptables.

De notre correspondant à Yaoundé,

Solennité. Gravité. Fermeté. Ce 10 févier 2024, dans son traditionnel « message » à la jeunesse, le président Paul Biya, rompait quelque peu avec la coutume de la célébration des Lions indomptables à la faveur de leurs précédentes épopées victorieuses. « Je sais l’importance que vous accordez au football. L’État, dans le contexte difficile qui est le nôtre, consent de lourds sacrifices financiers à cet égard. Il est donc en droit d’exiger une meilleure organisation et de meilleurs résultats », affirmait le chef de l’État camerounais, « déçu » par l’élimination de l’équipe nationale de football en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2024, en Côte d’Ivoire. Le président de la République annonçait avoir donné des instructions au gouvernement, dans ce sens.


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