Dîners, appartement, cotisation EELV: ces accusations qui ont poussé Rugy à la démission

Après plusieurs jours de controverse, le ministre de la Transition écologique a annoncé avoir présenté sa démission ce mardi matin au Premier ministre.

Après plusieurs jours de controverse, le ministre de la Transition écologique a annoncé avoir présenté sa démission ce mardi matin au Premier ministre. 

Le numéro 2 du gouvernement quitte son poste. Après une semaine de polémique, François de Rugy a présenté sa démission au Premier ministre. Dans un texte publié sur Facebook, il s'estimevictime d'un "lynchage médiatique" et assure avoir déposé une plainte en diffamation contre Mediapart.

Depuis le 10 juillet, plusieurs révélations de Mediapart le visent directement. Le point sur ce qui lui est reproché. 

  • Des dîners fastueux

Le premier article publié par Mediapart révèle que François de Rugy a organisé entre l'automne 2017 et l'été 2018, une dizaine de dîners arrosés de grands vins et de champagne, à la présidence de l'Assemblée nationale et au frais de celle-ci, pour le compte de proches et d'amis du couple pour l'essentiel.

Sur certains clichés publiés, des homards apparaissent lors d'un dîner auquel participaient notamment des membres de la famille des intéressés. Au moment de justifier auprès de Mediapart ces tablées, François de Rugy a décrit des "dîners informels liés à l’exercice de ses fonctions avec des personnalités issues de la société civile".

  • Un dressing à 17.000 euros

Dans un second article, des travaux opérés dans son appartement de fonction de l'Hôtel de Roquelaure dans le VIIe arrondissement de Paris, alors qu'il est ministre de la Transition écologique, sont également abordés. On y apprend que sur les fonds publics, des travaux onéreux, d’un montant de 63.000 euros, ont été réalisés, dont 17.000 euros pour un dressing.

Face à ces accusations, le ministre s’est justifié via une publication Facebook, affirmant que "la transparence (était) un progrès". Il a alors partagé un certain nombre de documents (à commencer par les réponses aux journalistes mais aussi des scans de mails et de devis relatifs aux travaux). Dans son texte, il explique d'abord:

"En novembre dernier, les services en charge de la gestion des bâtiments du ministère ont fait le constat partagé de la nécessité d’effectuer des travaux de rénovation dans l’appartement de fonction du ministère, qualifié, je cite, de 'vétuste'."

"Différents types de travaux ont ainsi été réalisés fin 2018: des travaux de gros entretien (peintures et sols) et des travaux d’aménagement (des placards, une paroi de baignoire, un flexible de douche, une barre de douche, des joints de salle de bain, une porte de douche)", détaille ensuite François de Rugy.

  • Un logement "à vocation sociale"

Une autre affaire le vise:celle de son appartement de Nantes, où François de Rugy est accusé d’occuper "depuis 2016, un appartement relevant du dispositif Scellier près de (...)

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