Développer la «cuisson propre» en Afrique, un enjeu climatique et sanitaire

Quelque 2,3 milliards de personnes dans le monde cuisinent encore en brûlant du bois, du charbon, du fumier séché ou d'autres déchets, principalement en Afrique. Ces combustibles provoquent pourtant chaque année 3,7 millions de morts, dont les premières victimes sont les femmes et les enfants. Pour s'attaquer à ces modes de cuissons délétères et promouvoir la « cuisson propre », l’Agence internationale de l’énergie organise un sommet à Paris ce mardi 14 mai, où les représentants de 50 pays sont attendus.

Une odeur alléchante d'épices et d'oignons caramélisés se dégage d'une sorte de marmite directement branchée à l'électricité. « Je fais du riz frit, détaille Elizabeth Chibuka en préparant une recette ougandaise. Là, j'ai fait revenir des oignons avec du curcuma et de la coriandre. J'utilise un autocuiseur haute pression, ce qui permet de cuire les aliments plus vite. L'idée, c'est que ça consomme moins d'énergie et donc que ça coûte moins cher aux personnes qui se font à manger. »

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