De plus en plus d'étudiants basculent dans la précarité

Pour Amandine, tous les achats se calculent au centime près. L'étudiante en histoire de l'art fait ses courses dans une épicerie sociale et solidaire, qui propose des produits 90% moins chers qu'en supermarché. "Avant, il me restait une vingtaine d'euros à la fin du mois, je pouvais la mettre de côté, raconte-t-elle. Mais là, j'en suis arrivée à un point où je n'ai plus assez d'argent, tout simplement." À cause de la crise sanitaire, Amandine a en effet perdu son activité de baby-sitter, qui lui rapportait 200 euros par mois. 450 000 étudiants ont perdu leur travail Dans l'épicerie, les conséquences de la crise sanitaire se font ressentir. Le nombre de bénéficiaires a doublé, passant de 150 à 300 personnes par semaine. "Il y en a qui viennent de plus en plus souvent car ils n'arrivent plus à gérer leur budget, à payer leur loyer et à s'acheter à manger," explique Dana, de l'association "Agoraé" Paris. Depuis mars 2020, 450 000 étudiants ont perdu leur travail. Étant donné que les bars et restaurants sont fermés, il y a 20% d'offres d'emploi de moins qu'en 2019. Selon une enquête de l'Observatoire national de la vie étudiante, ces étudiants ont en moyenne perdu 274 euros de revenus par mois.