Des détenus armés publient une vidéo menaçante sur Youtube

Les gendarmes enquêtent à Lannemezan (Hautes-Pyrénées) pour savoir comment des détenus ont pu, dans une des prisons les plus sécurisées de France, se filmer armés et menaçants et susciter l'émotion en mettant la vidéo sur internet.

La vidéo, toujours visible sur Youtube jeudi 21 février, montre trois prisonniers exhibant trois impressionnants couteau et poinçons, a priori de fabrication artisanale, et proférant des invectives et des menaces, peut-être contre un détenu d'une autre prison.

Les trois hommes sont identifiés comme des prisonniers du "quartier maison centrale" de Lannemezan, l'un des plus sécurisés de France puisqu'il n'accueille que des longues peines, a indiqué un syndicaliste.

Des téléphones introduits illégalement

Ces faits suscitent une vive inquiétude chez les personnels pénitentiaires, même si ces derniers ne sont pas pris à partie dans la vidéo, indique Laurens Maffre, responsable régional de l'UFAP-UNSa Justice, premier syndicat dans la profession. Ils sont aussi révélateurs d'une réalité de plus en plus courante : l'introduction devenue courante, bien qu'interdite dans les prisons, de téléphones mobiles ou de matériel d'accès à internet, comme des clés 3G, dit-il.

Il cite en exemple la récente diffusion sur la toile d'une vidéo de détenu déambulant sans entrave dans les couloirs d'une prison de l'est, ou les images filmées à leur insu avec un smartphone et mises sur Facebook de trois surveillants du centre de détention de Val-de-Reuil (Eure). Il parle des jets nombreux de portables par dessus l'enceinte de la maison d'arrêt de Seysses (Haute-Garonne). L'affaire de Lannemezan n'est "pas une première, ça (...)style="line-height: 1.5em;">

Lire la suite sur Le Nouvel Observateur

Des détenus armés publient une vidéo menaçante sur Youtube
Tout commentaire contraire à la réglementation en vigueur (et notamment tout commentaire à caractère raciste, antisémite ou diffamatoire) pourra donner lieu à la suppression de votre compte Yahoo
Le cas échéant, certains commentaires que vous postez pourront également donner lieu à des poursuites judiciaires à votre encontre.