Est-ce que les détecteurs de mensonge fonctionnent ?

·2 min de lecture

Ils assurent se baser sur la voix, le cerveau, le regard… Mais est-ce que les différents détecteurs de mensonge fonctionnent réellement ? La réponse de Sciences et Avenir.

Un regard fuyant, les mains moites, des réponses décousues... Une personne qui ment peut rapidement être démasquée. Ou pas ! Il est bien connu que repérer rapidement et efficacement un menteur est le saint Graal de n'importe quelle agence de renseignements. Encore faut-il que les outils mis au point pour le faire soient fiables. Alors, est-ce que les détecteurs de mensonge marchent vraiment ? C'est la question de la semaine, posée par Anthony Romani, sélectionnée par la rédaction de Sciences et Avenir. Merci à tous pour votre participation.

Le polygraphe peut être dupé de plusieurs manières

Utilisé aux États-Unis pour la détection de mensonges, le polygraphe mesure des variables physiologiques (pression sanguine, fréquences cardiaque et respiratoire, transpiration) pendant que la personne testée subit un interrogatoire. Ces variables sont censées refléter "l’expression corporelle du mensonge", comme l'expliquait Sciences et Avenir dans . "Néanmoins le lien entre mensonge et émotions d’une part et entre émotions et variables physiologiques d’autre part n’est pas linéaire et de ce fait difficilement prédictible. Sa fiabilité est remise en question", remarquait en 2015 (1) Olivier Oullier, professeur de psychologie et neurosciences à l’Université d’Aix-Marseille. Une étude du Conseil national de la recherche américaine avait d'ailleurs analysé 57 travaux et conclu que la fiabilité du polygraphe n’excède pas 80% (en laboratoire). En outre, les manières de tromper le système sont nombreuses.

Mais depuis le polygraphe, scientifiques et ingénieurs rivalisent pour améliorer les outils de détection, multipliant les projets plus ou moins aboutis. Par exemple, le laboratoire thaïlandais Nectec se vantait dans les années 2010 de détecter le mensonge grâce à la mesure des variations thermiques de la face. L’équipe Emotient de Marian Bartlett, à l’université de New York, a breveté, elle, l’automated facial action coding system, un programme qui détecte automatiquement à partir de[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles