Ce détecteur de maladie rivalise avec le nez d’un chien

Nathalie Mayer, Journaliste
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Il y a quelques jours, des vétérinaires allemands annonçaient avoir entraîné des chiens à la détection d’une infection au coronavirus SARS-CoV-2 responsable de la pandémie de Covid-19 avec une efficacité de 94 %. La France, elle, avançait une efficacité de 95 %. Et aujourd’hui, des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT, États-Unis) disent avoir mis au point un système capable de rivaliser en la matière avec l’efficacité du nez d’un chien.

Pourquoi chercher à automatiser ainsi les capacités olfactives du nez et du cerveau du chien ? À la fois parce qu’il faut du temps pour former les chiens à la détection des maladies et parce que la disponibilité de ces chiens reste malgré tout limitée.

Le système présenté par les chercheurs du MIT est sensible au contenu chimique et microbien d’un échantillon d’air. Il intègre des récepteurs olfactifs de mammifères stabilisés pour agir comme des capteurs. Les flux de données qu’ils reçoivent sont traités en temps réel. Et grâce à des algorithmes avancés, développés grâce à l’apprentissage automatique, il pourrait potentiellement détecter les premiers signes d’une maladie.

Les chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT, États-Unis) ont développé une sorte de nez de chien artificiel. Ils espèrent pouvoir le miniaturiser jusqu’à pouvoir l’intégrer dans nos téléphones portables. © Massachusetts Institute of Technology
Les chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT, États-Unis) ont développé une sorte de nez de chien artificiel. Ils espèrent pouvoir le miniaturiser jusqu’à pouvoir l’intégrer dans nos téléphones portables. © Massachusetts Institute of Technology

Le défi : interpréter les odeurs comme les chiens

Des tests menés en parallèle avec des chiens renifleurs et avec le système automatisé du MIT ont abouti à des taux de réussite similaires, de plus de 70 %, sur des échantillons d’urine provenant de cas confirmés de cancer de la prostate. En réalité, le système de détection est 200 fois plus sensible que le nez du chien. Mais il était aussi jusque-là,...

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