Désillusion. Au Soudan du Sud, dix ans après l’indépendance, il n’y a plus rien à célébrer

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C’est le dernier État du monde à être né : le 9 juillet 2011, le Soudan du Sud obtenait son indépendance. Mais depuis dix ans, le pays ne parvient pas à sortir de la violence. Si un accord de paix a été signé en septembre 2018, les tensions politiques et communautaires continuent de le faire vaciller.

C’est comme un symbole. Ce 9 juillet, il n’y a eu aucune célébration pour marquer les dix ans d’existence du plus jeune État de la planète. Salva Kiir, son président, a prétexté que cela était impossible en raison de la pandémie de Covid-19. Mais cela va bien au-delà : “Après dix ans d’indépendance, le Soudan du Sud n’a pas grand-chose à célébrer”, confie le chercheur Joshua Craze à Al Jazeera.

Lorsque le Soudan du Sud a fait sécession du Soudan en 2011, Phillips Anyang Ngong, un avocat soudanais, se souvient des “applaudissements, célébrations, larmes de joie et cris de bonheur”. Mais les scènes de liesse n’ont pas tardé à être remplacées par la violence.

Le mirage de l’unité

Depuis la proclamation de son indépendance, le Soudan du Sud ne parvient pas à trouver son équilibre. Ce qui lui fait d’abord défaut, c’est l’unité. Sur la scène politique, le pays a longtemps été déchiré entre le camp du président Salva Kiir et celui de son ancien vice-président et chef rebelle Riek Machar. Après un premier échec de partage du pouvoir en 2015, un accord de paix historique a été signé en 2018.

Depuis, cet accord de paix “a le mérite d’avoir tenu”, concède Al Jazeera. En effet, sur le papier, Salva Kiir et Riek Machar “essaient de diriger le pays pour la troisième fois”, poursuit le site d’information. Mais, dans la pratique, le gouvernement, qui a refusé de s’

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