"Déserteurs" russes: les sénateurs écologistes pour leur accueil en France

Des soldats russes dans Marioupol, en Ukraine, le 18 mai 2022 - Olga MALTSEVA / AFP
Des soldats russes dans Marioupol, en Ukraine, le 18 mai 2022 - Olga MALTSEVA / AFP

Une question qui divise. Les sénateurs écologistes ont plaidé vendredi pour l'accueil en France "d'opposants" et de "déserteurs" russes qui refusent leur éventuelle mobilisation sur le front ukrainien, dans un courrier adressé à la Première ministre Elisabeth Borne.

Alors que Vladimir Poutine a annoncé mercredi la "mobilisation partielle" des Russes en âge de combattre, les douze sénateurs écologistes demandent au gouvernement d'accueillir "toutes celles et ceux qui refusent cette folie meurtrière de Poutine", les "opposants" et "déserteurs".

"Une large partie de la population russe refuse de participer à une guerre meurtrière qu'elle désapprouve", estiment ces parlementaires dans un communiqué où ils font part du courrier envoyé à Elisabeth Borne.

Division

Pour "l'accueil des citoyen.nes russes qui s'opposent fermement au conflit", "la France doit joindre sa voix à un effort collectif et porter cette nécessité au niveau européen", poursuit le groupe écologiste, présidé par le sénateur de l'Isère Guillaume Gontard.

"Nous demandons de plaider, auprès des instances européennes, l'élargissement de la portée de la directive relative à la protection temporaire, qui a démontré son efficacité pour l'accueil et le transit de cinq millions de personnes qui ont fui l'Ukraine", conclut le communiqué.

A Bruxelles, la Commission européenne "suit très attentivement la situation" de Russes qui fuient la mobilisation et mène des consultations avec les Etats membres, a indiqué vendredi son porte-parole, Eric Mamer. "C'est une question délicate", a-t-il reconnu.

Et elle divise les Etats européens, entre l'Allemagne qui se dit prête à accueillir les déserteurs et les pays baltes qui y sont hostiles. Une réunion d'urgence des ambassadeurs des 27 est prévue lundi à Bruxelles.

L'exécutif européen n'a pas donné de chiffre sur l'ampleur des arrivées de Russes dans l'UE à la suite de l'ordre de "mobilisation partielle" annoncé mercredi par Vladimir Poutine.

Article original publié sur BFMTV.com