Désert médical : un pont aérien établi entre Dijon et Nevers

© THIBAUT DURAND / HANS LUCAS / HANS LUCAS VIA AFP

Un pont aérien de médecins a débuté jeudi matin entre Dijon et Nevers afin de prêter main forte au centre hospitalier de Nevers qui manque cruellement de soignants. 15 à 20% des malades n'ont pas de médecin traitant" dans la Nièvre, selon Thierry Lemoine, président du Conseil départemental de l'ordre des médecins.

Les premiers "Flying Doctors", venus de Dijon en avion, ont atterri jeudi à Nevers afin de pallier le manque criant de soignants dans la Nièvre, désert médical, malgré les critiques sur l'impact environnemental. Huit médecins sont arrivés peu avant 9 heures à Nevers, avant de rejoindre l'hôpital de la ville, chef-lieu de la Nièvre (200.000 habitants). Ils doivent retourner à Dijon le soir-même.

Des pneumologues, cancérologues ou autres gynécologues concernés

Ce "pont aérien" a pour but de relier une fois par semaine Nevers à la capitale régionale Dijon en 35 minutes, contre près de trois heures en voiture ou deux heures et quart en train. "L'avion est le meilleur moyen de raccourcir les délais" alors que l'hôpital de Nevers est, en France, "l'hôpital départemental le plus éloigné d'un CHU", le Centre hospitalier universitaire de Dijon où des médecins peuvent être disponibles, a expliqué Denis Thuriot, maire LREM de Nevers et président du Centre hospitalier (CH) de Nevers.

Les "Flying Doctors" sont des pneumologues, cancérologues ou autres gynécologues destinés au CH à qui il manque "une cinquantaine de médecins et au moins 35 infirmières", selon Patrick Bertrand, président de la Commission médicale du Centre hospitalier. Mais le petit appareil de huit places a également transporté deux généralistes de SOS médecins. "On va mettre en place une structure", actuellement inexistante dans la Nièvre, a indiqué à l'AFP le docteur Romain Thévenoud.

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