Désert médical : un médecin de Champigny-sur-Marne tire la sonnette d'alarme

Quand le docteur Laurent Berdah ouvre son cabinet, il est 7 heures. Un patient attend déjà ; il s'agit d'un agent de propreté inquiet d'avoir été contaminé par le coronavirus. À Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), il n'y a plus que deux généralistes pour 6 000 habitants : un véritable désert médical aux portes de Paris. "Ce sont des zones qui font peur, constate le professionnel de santé. On entend souvent dire que dans la cité des Mordacs, il y a des pompiers et des policiers qui ont été attaqués." Pas question d'abandonner Résultat : il faut gérer l'afflux de patients. Pour apaiser les tensions, le docteur peut compter sur son assistante médicale : pour Linda Chenouine, pas question d'abandonner. Pourtant, pendant la première vague, elle et le médecin sont tombés malades, tandis qu'un autre généraliste est décédé du coronavirus, sans être remplacé.