Désarroi dans les cortèges syndicaux: «On a surjoué les divisions, on en paye le prix»

Libération.fr
Laurent Berger, numéro un de la CFDT, lors du rassemblement dans le quartier Stalingrad à Paris, le 1er mai.

Le traditionnel défilé syndical s'est scindé en deux ce lundi à Paris. Le matin, la CFDT et l'Unsa ont peiné à rassembler les salariés décidés à voter Macron pour barrer la route au FN. L'après-midi, les tenants de l'abstention étaient nombreux entre République et Nation.

Deux manifs, deux ambiances. Ce lundi à Paris, les syndicats ont célébré le 1er Mai en ordre dispersé. Les organisations appelant à voter pour Emmanuel Macron contre Marine Le Pen se sont retrouvées le matin au métro Jaurès. Celles qui ont refusé de soutenir le candidat d’En marche tout en prônant un barrage contre le Front national s'étaient donné rendez-vous l'après-midi entre République et Nation.

En à peine une heure, le premier rassemblement, dans le XIXe arrondissement de Paris, a été vite expédié. La CFDT, l’Unsa, la Fage (la première organisation de jeunesse) et une dizaine de mouvements (SOS Racisme, la Mutualité française, la Ligue de l’enseignement, SOS Homophobie, France Terre d’asile...) n’ont réussi à mobiliser que 200 à 300 manifestants, dont un gros contingent de retraités. La foule était peu dense, la présence policière quasi invisible, la queue à la buvette réduite à la portion congrue.

Il est 11 heures sur le parvis clairsemé. Luc Bérille peste encore contre l’échec des négociations en vue d’une mobilisation unitaire. «Ce qui aurait dû être évident n’a pas été possible, peste le secrétaire général de l'Unsa, face au canal de l'Ourcq. On a surjoué les divisions du monde syndical pendant la loi El Khomri et on en paye aujourd’hui le prix.» Son organisation n’a pas hésité à appeler à voter Macron pour privilégier «la clarté du message». «On doit faire barrage à Marine Le Pen, insiste-t-il. Ça veut dire, forcément, utiliser le bulletin de vote Macron

«S’abstenir, c’est collaborer»

Sur la scène encadrée par des banderoles «Pour Marianne, votons contre Marine», Laurent Berger, secrétaire national de la CFDT, réitère le message : pas une voix ne doit aller (...)

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